Les ministres du Commerce des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) réunis à Brazzaville ont déploré mardi le retard dans la mise en oeuvre de la zone de libre échange prévue dans les onze pays membres à l'horizon 2008.
"Les ministres du Commerce de la CEEAC ont noté que tous les instruments de la zone de libre échange n'ont pas encore été suffisamment vulgarisés et appliqués dans les Etats membres", a indiqué le communiqué final du conseil des ministres de l'organisation.
Ils ont notamment "déploré le manque de ressources qui n'a pas permis au secrétariat général de la CEEAC d'entreprendre les actions multiformes pour la réussite de la zone de libre échange".
Le conseil a enfin lancé aux Etats membres un appel au versement de leur contribution communautaire d'intégration, mise en place pour compenser les pertes générées par l'entrée en vigueur de la zone de libre échange.
Lancée lors d'un sommet des chefs d'Etat de la CEEAC en janvier dernier à Brazzaville, cette zone doit permettre la suppression progressive de tous les obstacles au commerce entre les pays membres d'ici à la fin 2008.
Créée en 1983, la CEEAC constitue un marché de 120 millions de consommateurs regroupant l'Angola, le Congo, le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Burundi, le Rwanda, le Tchad, la République démocratique du Congo (RDC), la Centrafrique et l'archipel de Sao Tomé et Principe.