Cet instrument va servir de canevas pour les dix prochaines années au REFAMP II vise particulièrement à améliorer le plaidoyer et le lobbying pour faire avancer le processus d'éradication des violences à l'égard des femmes.
COMMENCÉS mardi 23 novembre dernier, les travaux de la sixième conférence des femmes africaines ministres et parlementaires ont pris fin hier à l'hôtel Okoumé Palace de Libreville. La cérémonie de clôture qui a été présidée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Jean-François Ntoutoume Emane, dont le discours a été fortement apprécié par l'ensemble des participantes, a été particulièrement marquée par la lecture de la Déclaration de Libreville. Il s'agit d'un document qui rappelle aux gouvernants du continent déjà dans son préambule les engagements qu'ils ont pris sur la question des violences à l'égard des femmes à travers la signature et la ratification des conventions, plate-forme d'action et autres résolutions, de façon à ce que celles-ci soient promulguées pour asseoir. un environnement juridique, au moins, favorable à l'élimination progressive des violences à l'égard des femmes.
Ce document est également un condensé de constats accablants, de préoccupations, de prise de conscience des violences commises contre les femmes. Lesquelles «progressent et atteignent aujourd'hui des niveaux endémiques», une situation qui appelle l'ensemble de nos sociétés sur le fait que les objectifs sur l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes ne peuvent être atteints sans que les violences sexistes soient combattues.
Les femmes africaines ministres et parlementaires s'engagent donc à «intensifier leurs efforts dans le combat contre les violences» dont elles sont l'objet. Pour cela elles se sont données des recommandations clés pour des actions immédiates. En l'occurrence, mener des activités de plaidoyer afin d'assurer la ratification et la mise en œuvre du protocole sur les droits de là personne humaine et des peuples, développer les mécanismes qui permettront d'assurer le suivi des activités relatives aux violences sexuelles et basées sur le genre et sur le protocole et sur l'égalité et l'équité de genre adoptés à Addis-Abeba. Ou encore développer et opérationnaliser les stratégies et mécanismes qui permettront d'assurer le suivi et de rendre compte des résultats atteints...
Autant de recommandations qui ne sont guère des obstacles pour le gouvernement gabonais dont le Premier ministre affirme qu'elles s'inscrivent dans la droite ligne de l'action gouvernementale, s'appuyant en cela sur faction du président de la République résolument attaché à la promotion de la femme. Le chef du gouvernement a assuré les femmes qu'elles ne seront pas seules dans ce combat qu'elles mènent, car leur cause, dit-il,-est également la cause des hommes. C'est assurément une volonté politique bien affirmée, si ce n'est le premier pas vers la fin des exactions commises contre le genre féminin composé par «nos amies, nos soeurs, nos femmes, mais d'abord et avant tout nos mères».