Les experts doivent présenter au conseil des ministres des recommandations utiles, pour une prise des décisions courageuses visant une réglementation commune économique.
LA troisième réunion des ministres de l'Afrique du centre et de l'ouest, chargés de la mise en oeuvre de la décision de Yamoussoukro, relative à la libéralisation du transport aérien en Afrique, s'est ouverte lundi au niveau des experts.
Les travaux, qui se tiennent dans la salle engane de la Cité de la Démocratie, vont laisser la place demain à la réunion ministérielle.
On rappelle qu'en février 2003 à ruelle les ministres concernés avaient adopté une feuille de route dont l'un des points saillants était l'harmonisation de la réglementation économique du transport aérien. Une telle réglementation, fondée sur une approche systématique et intégrative, constitue indubitablement un puissant levier de stimulation pour la libéralisation du transport aérien en Afrique.
En effet, pour le directeur des Transports et des Télécommunications de la Cémac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale), Justin Mbanza Eddi, s'il est vrai que des progrès ont été réalisés au niveau de certains Etats, il reste tout aussi vrai que d'autres Etats et plusieurs administrations et fournisseurs de services aériens rencontrent encore quelques difficultés.
Les assises de Libreville s'inscrivent donc dans la trame d'une démarche irréversible pour les Etats. Démarche activée par la signature à Yamoussoukro, le 14 novembre 1999, du mémorandum d'entente relatif à la mise én oeuvre des ministres en charge de l'aviation civile des Etats de l'Afrique de l'ouest et du centre.
A noter que depuis l'adoption de cette décision et son approbation subséquente en juillet 2000, respectivement par les ministres concernés et par le sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'OUA (aujourd'hui UA), le secteur des transports aériens en Afrique est en pleine effervescence. Bien que la décision soit de portée continentale, l'initiative régionale des Etats de l'Afrique de l'ouest et du centre, à travers la signature du Mémorandum, a jeté les bases d'une coopérative fructueuse entre les Etats des deux sous-régions.
C'est pour cette raison, qu'au fil des ans, l'engagement du secrétariat exécutif de la Cémac a oeuvré pour que la libéralisation de espace aérien soit consolidée. En fait, le profit indéniable à tirer de cet engagement, réside dans l'acceptation de l'évolution à travers des actions volontaires et cohérentes intégrant les exigences y relatives, afin de Cie s'engager sans aucune contrainte aujourd'hui, dans l'ère de la libéralisation.
Bien que la libéralisation du transport aérien en Afrique de l'Ouest et du centre soit un fait acquis, cependant, beaucoup reste à faire pour mettre en place un cadre juridique et économique cohérent avec cette nouvelle donne. A cet effet, les experts devraient présenter au conseil des ministres des recommandations utiles, pour une prise des décisions courageuses visant une réglementation commune portant sur: l'octroi des licences aux transporteurs, l'accès aux marchés et aux services d'assistance au sol, l'attribution des créneaux horaires, les compensations pour refus d'embarquement des passagers, annulation ou retard important d'un vol, les pratiques garantissant une concurrence libre, saine, loyale et transparente.
Il faut souligner que tous les chefs d'Etat concernés, notamment le président Omar Bongo Ondimba, attachent une grande importance et beaucoup d'attention aux résultats et conclusions de la présente réunion.