La cérémonie d'hier ouvrant les assises qui prennent fin vendredi prochain, a été l'occasion pour Bongo Ondimba, de rendre un hommage mérité aux femmes du Réseau. Un organisme dont Angélique Ngoma est devenue, depuis hier, la nouvelle présidente en exercice pour deux ans.
L'ANALYSE des informations disponibles sur les diverses réalités internationales met en évidence le fait que, sous toutes les latitudes, un certain nombre de conditions favorisent ou à contrario entravent, une participation active des femmes à certains compartiments où se prennent les décisions.
C'est ainsi que l'exercice de responsabilités diverses par les femmes se doit d'être encouragé et facilité par une action de conscientisation comprenant l'éducation civique et politique, qui permette aux femmes de connaître leurs droits et de prendre pleinement conscience de leur capacité à devenir des protagonistes directs de la vie politique, sociale et économique et partant, du développement de leurs pays respectifs.
Arès le Cap-Vert en 2002, la sixième conférence régionale des femmes africaines ministres et parlementaires, organisée conjointement par le fonds des Nations unies pour la population et l'UNIFREM, en collaboration avec le Réseau des femmes africaines ... poursuit ses travaux depuis hier après-midi à l'hôtel Okoumé Palace Intercontinental. La matinée ayant été réservée à l'auditorium de la cité de la Démocratie, choisi pour abriter la cérémonie solennelle d'ouverture des assises, par le chef le de l'État qu'assistait son épouse, Edith-Lucie Bongo Ondimba.
ENGAGEMENT • Dans son discours, tout en félicitant les femmes ministres et parlementaires venues de quatre coins du continent, le président de la République, en présence du Premier ministre, des membres du -gouvernement, des présidents des institutions constitutionnelles ou leurs représentants, a rendu un vibrant hommage au Réseau qui combat les violences qui sont faites aux femmes et lutte contre les discriminations dont elles sont ou ne cessent d'être victimes.
Omar Bongo Ondimba a réaffirmé son engagement ferme à contribuer a la valorisation du potentiel féminin africain.
Au Gabon, les efforts consentis par le chef de l'État, pour favoriser l'émergence d'une importante classe des décideurs femmes sont palpables et légion. La recommandation faite dernièrement aux membres du gouvernement de nommer au moins trois femmes conseillers dans leurs départements ministériels respectifs, les diverses promotions dans l'administration ou dans d'autres secteurs d'activités, etc., sont autant d' éléments qui prouvent à suffisance le souci majeur, sinon la volonté manifeste du président de la République, Omar Bongo Ondimba. Lequel à travers cette politique d'incitation initiée, lutte pour donner à la femme gabonaise les rudiments nécessaires pour promouvoir le genre et se prendre en charge. Afin de faire d'elles, des "vrais agents de développement durable" .
PRIORITÉS • Le chef de l'État est convaincu que les femmes ont des intérêts spécifiques qui ne peuvent être atteints que si elles s'impliquent farouchement. Voilà pourquoi il a exhorté les femmes ministres et parlementaires, porte-voix du Réseau et des autres composantes, à identifier au cours des présentes assises qui s'achèvent après-demain, les différents maux qui entravent le processus d'émancipation de la femme et par conséquent défavorisent tout développement. "Il reste certes encore beaucoup à faire, mais ensemble, vous soutenant, nous pourrons vous aider, vous femmes africaines, à mieux atteindre l'idéal commun que vous recherchez (...) Pour ma part, je continue de faire de la promotion de la femme une de mes priorités et de mes préoccupations"
Les intervenantes qui ont précédé le chef de l'Etat, à savoir : Mme la ministre Angélique Ngoma, en sa qualité de président du Comité national d'organisation, devenue depuis hier la nouvelle présidente du Réseau, Christina Fontes Lima, Joséphine Ouédraogo, Mme Thoraya Ahmed Obaid (secrétaire générale des Nations unies, idrectrice exécutive de l'UNFPA), ont toute souhaité voir l'"Afrique et ses gouvernants, trouver la voie de la bonne gouvernance pour un début de solution aux questions di genre et les discriminations faites aux femmes"..