Les femmes africaines ministres et parlementaires ont adopté vendredi, lors de la clôture de leur 6ème conférence, la déclaration de Libreville afin de réduire la violence envers les femmes, a constatée une journaliste de l'AFP.
Ces femmes venues de 42 pays africains se sont notamment engagées, par cette déclaration en 16 points, à favoriser la mise en place de législations contre les violences sexistes et leurs conséquences avec la propagation du VIH/sida, ou encore à encourager les hommes à s'impliquer dans cette lutte.
Sur le plan juridique, d'autres actions sont également prévues d'ici 2015 afin de répondre aux Objectifs du millénaire pour le développement, avec "des enquêtes spécifiques en ce qui concerne les crimes de guerre qui touchent les femmes" et "la mise en place de politiques et programmes de création d'emplois et de réhabilitation des anciens combattants", selon cette déclaration.
Lors de cette réunion, intitulée "Combat contre les violences faites aux femmes: une action clé dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement", les 160 déléguées ont également établi avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) une série d'actions immédiates à entreprendre comme la formation des policiers et hommes de loi.
La 7ème conférence du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires aura lieu en 2006 à Nairobi.