Plus de 200 personnes venues de 45 pays africains ont assisté mardi à Libreville à l'ouverture de la 6ème conférence des femmes africaines ministres et parlementaires, qui vont débattre jusqu'à vendredi des violences faites au femmes, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Nous sommes ici pour parler de ce qu'il est impossible d'exprimer en paroles, nous sommes ici pour formuler une réponse efficace à la violence sexiste en Afrique", a déclaré la directrice du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Thoraya Ahmed Obaid.
Viols, violence familiale, trafic des humains, harcèlement sexuel et esclavage sexuel sont les principales formes de violences qui ont été évoquées à l'ouverture de cette conférence, à laquelle assistaient le président gabonais Omar Bongo Ondimba, des membres de son gouvernement et des diplomates.
Pendant quatre jours, les participants vont se pencher sur la pauvreté, la mauvaise santé maternelle, le VIH/sida et les conflits, "quatre problèmes urgents qui bloquent le progrès vers la réalisation des objectifs de développement", a rappelé la directrice de l'UNFPA, les encourageant à "prendre la parole publiquement (...) et favoriser le dialogue communautaire".
Pour la ministre namibienne de la Femme et de la Protection de l'enfance, cette réunion devrait permettre de mettre au point une "bonne stratégie". "J'espère pouvoir partager l'expérience des autres pays pour voir comment ils font face à ces problèmes", a indiqué à l'AFP Netumbo Nandi-Ndaitwah.
Cette conférence est aussi l'occasion pour la ministre gabonaise de la Famille Angélique Ngoma, qui succède au Cap-Vert à la tête du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires, de dynamiser cet organisme et de "redéfinir le fonctionnement du Réseau après dix ans d'existence.