Quelque 400 personnes, menées par des femmes africaines parlementaires et ministres, ont effectué une marche jeudi à Libreville pour célébrer la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, a constaté une journaliste de l'AFP.
"Toutes ensembles, nous disons stop et encore stop à toutes formes de violences à l'égard des femmes", a martelé la ministre gabonaise de la Famille Angélique Ngoma à l'issue de cette manifestation.
La directrice du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Thoraya Ahmed Obaid, a marché main dans la main au rythme de la fanfare avec les déléguées de 45 pays africains prenant part à la 6ème conférence des femmes africaines ministres et parlementaires, qui s'achève vendredi.
"En cette 5ème Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, réjouissons-nous que le problème soit de mieux en mieux compris", a déclaré Mme Obaid, lisant un message du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan.
"Mais, engageons-nous aussi à faire tout ce que nous pouvons pour protéger les femmes, bannir la violence dont elles sont victimes et bâtir un monde dans lequel elles puissent exercer leurs droits et libertés sur un pied d'égalité avec les hommes", a-t-elle poursuivi devant des sénateurs et députés gabonais.
Selon l'UNFPA, les violences subies par les femmes africaines sont pour l'essentiel dues à la pauvreté et aux conflits. En Afrique subsaharienne, une femme sur 16 meurt pendant sa grossesse ou son accouchement, contre une sur 2.800 seulement dans les pays développés.