Neuf chefs d'Etat ouest-africains, réunis pour un sommet extraordinaire à Niamey, ont demandé mercredi soir "le retour de l'ordre constitutionnel" au Togo sous peine de "sanctions", selon le communiqué final publié à l'issue de leur réunion.
"Les chefs d'Etat ont demandé le retour de l'ordre constitutionnel au Togo et vont dépêcher une délégation" comprenant les présidents nigérien (Mamadou) Tandja, béninois Mathieu Kérékou, malien Amadou Toumani Touré, ghanéen John Kufuor, nigérian Olusegun Obasanjo, et le président de la commission de l'Union africaine (Alpha Oumar Konaré). Cette délégation "se rendra au Togo pour demander aux autorités de revenir au statu quo antérieur" (BIEN: "statu quo antérieur"), précise le texte.
Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO, 15 pays) n'ont pas donné de date pour le départ de cette délégation de haut niveau mais un officiel nigérien a déclaré l'AFP que ladite délégation devrait se rendre à Lomé "dans moins de 72 heures".
En cas de refus de revenir à l'ancien ordre constitutionnel, la CEDEAO a menacé d'appliquer l'article 45 du "protocole de la CEDEAO sur la bonne gouvernance", qui prévoit des sanctions en cas de non-respect des critères contenus dans ce document, selon le communiqué.
Selon le secrétariat général de l'organisation, cet article 45 "isole" les pays qui "posent des actes de recul grave de la démocratie".
Le texte final "réaffirme" par ailleurs "la non-reconnaissance de tout pouvoir ayant accédé au pouvoir de manière illégale".