Le président gabonais Omar Bongo Ondimba a demandé samedi à Brazzaville à la communauté internationale de "compenser" les coûts supportés par les Etats endettés du bassin du Congo pour protéger les forêts d'Afrique centrale, lors d'un sommet sur leur conservation et leur gestion durable.
"A ce jour, nos Etats ont su préserver ce patrimoine sans compensation. La préservation de la forêt prive nos Etats de ressources (...) mais notre dette est toujours là et de plus en plus lourde", a déclaré le président Bongo.
"J'interpelle la communauté internationale pour qu'elle se penche sur des mesures de compensation", a-t-il ajouté dans un discours prononcé devant huit autres chefs d'Etat réunis à Brazzaville.
"Il serait juste et équitable que la communauté internationale reconnaisse les efforts consentis (...) Nous ne demandons pas l'aumône, nous demandons compréhension et qu'on nous fasse justice", a poursuivi le président gabonais.
Le 2ème Sommet des chefs d'Etat sur la Conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers d'Afrique centrale s'est ouvert samedi matin à Brazzaville en présence des sept chefs d'Etat du bassin du Congo - Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Cameroun, République centrafricaine, Guinée équatoriale et Tchad - et des présidents français Jacques Chirac et de SaoTomé et Principe Fradique de Menezes.
Le Sommet de Brazzaville doit notamment aborder les problèmes liés au financement de la conservation des forêts du bassin du fleuve Congo, deuxième réserve mondiale après la forêt amazonienne.
Le président camerounais Paul Biya a de son côté réclamé de la communauté internationale un "effort supplémentaire".
"Il nous faut pouvoir compter sur le soutien de la communauté internationale dont c'est l'intérêt bien compris. Force est de constater que des trois grands blocs forestiers mondiaux, le nôtre est celui qui reçoit le moins de flux financiers internationaux", a-t-il souligné.
"Un effort supplémentaire doit être fait", a-t-il ajouté.