Pour le ministre délégué à la Santé publique, André-Christ Nguembet, et les délégués des pays du bloc épidémiologique d'Afrique centrale et de la RDC, priorité doit être donnée à l'amélioration des campagnes de vaccination et au renforcement des capacités.
AU terme de leurs travaux, qui se sont déroulés du 26 au 29 janvier derniers, les directeurs nationaux du Programme élargi de vaccination (PEV) du bloc épidémiologique d'Afrique centrale (Cameroun, CongoBrazzaville, Gabon, Guinée Equatoriale, République Centrafricaine, Sao Tome et Principe, Tchad) et de la République démocratique du Congo (RDC), ont demandé aux différents gouvernements de soutenir les activités du PEV. Car, «il faut que l'éradication de la poliomyélite devienne rapidement une réalité et que soit réduit le taux présent de la mortalité due aux maladies évitables par la vaccination», ont-ils affirmé.
Devant l'urgence de la situation, les délégués des pays du bloc épidémiologique de l'Afrique centrale et de la RDC ont reconnu qu'il leur fallait «traduire en actes les recommandations prises lors de ces assises.» Recommandations énoncées dans le cadre des objectifs définis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'année 2005, à savoir; interrompre la circulation dû polio-virus et augmenter la couverture vaccinale contre tous les antigènes ciblés.
Pour cela, les participants aux travaux de Libreville ont principalement recommandé aux Etats du bloc épidémiologique susmentionnés, dans le but d'éradiquer rapidement le polio-virus sauvage, d'organiser des campagnes supplémentaires de vaccination aux dates retenues et renforcer, tout en les maintenant, les niveaux des indicateurs dé la surveillance épidémiologique active, notamment sur les maladies évitables par la vaccination (tétanos néonatal et maternel, rougeole, fièvre jaune).
Sur le plan de la coordination des actes à mener, il serait souhaitable, ont déclaré les participants, que les Etats du bloc rendent fonctionnel le Comité de coordination interagences (C.C.I.A.), au niveau central et intermédiaire pour renforcer la synchronisation entre structures oeuvrant dans la lutte contre les antigènes incriminés.
Quant à la question du PEV de routine, les gouvernements se doivent élaborer et d'actualiser les plans de l'approche ACD (Atteindre chaque enfant dans chaque district), de manière à amener l'utilisation des vaccins à 80% dans chaque région sanitaire concernée.
Le ministre délégué à la Santé publique, André-Christ Nguernbet,.a estimé que l'application des résolutions, prises au cours de ces travaux incombe tant aux gouvernements qu'aux directeurs nationaux et leurs collaborateurs. Puisque le souhait de tous est «de voir les plans d'action élaborés l'emporter sur les maladies», a-t-il déclaré.