LA troisième réunion du conseil des ministres 'en charge de l'aviation civile de l'Afrique centrale et occidentale a pris fin hier à la cité de la Démocratie avec l'adoption d'une série de recommandations préparées par les experts.
C'est le vice-Premier ministre en charge des Transports et de l'Aviation civile, Paul Mba Abessole, qui a clos les travaux en présence de ses homologues de la région ainsi que des ambassadeurs et des représentants des organismes internationaux.
M. Mba Abessole a tenu à. remercier ses homologues d'avoir choisi Libreville pour abriter ces assises qui avaient pour objectif d'examiner les règles communes de réglementation économique relatives à la concurrence, aux licences de transporteur aérien et accès aux marchés de l'ouest et du centre.
Le VPM s'est réjoui de l'excellent travail accompli par. les experts (qui ont affiné les dossiers soumis à l'appréciation des ministres) et des résultats auxquels les travaux ont abouti.
Cela prouve à suffisance la volonté commune à oeuvrer pour le développement des deux sous-régions d'Afrique centrale et occidentale et, partant, du continent africain.
Il faut rappeler que dans lesdites sous-régions, le transport aérien n'est pas en phase avec les, grandes tendances économiques ayant considérablement modifie l'industrie dans le reste du monde.
Alors que les phénomènes de régulation, de privatisation et de globalisation ont accéléré la croissance de la production et des revenus au niveau mondial, diminuant les coûts et les recettes unitaires, les compagnies des deux sous-régions se sont enlisées dans des difficultés de toutes sortes, qui constituent, en fait, un frein au développement économique dans nos pays.
Pour le VPM cela nous interpelle tous, et c'est pour cela que dans la recherche des solutions communes susceptibles d'améliorer la situation du transport aérien, les chefs d'Etat ont adopté en juillet 2000, la décision de Yamoussoukro.
Après l'évaluation de la mise en oeuvre de cette décision en Afrique de l'Ouest et du centre, qui a fait ressortir le degré de mise en œuvre des plans d'action de Lomé sur la sûreté, la sécurité et l'adoption des mesures 'sur la réglementation économique commune.
Il faut dire que les progrès enregistrés par les Etats dans la mise en oeuvre de la décision de Yamoussoukro sont très encourageants au regard des défis à relever et des difficultés auxquelles sont confrontés les Etats concernés. Mais l'adoption des recommandations pertinentes devrait permettre d'aller de l'avant dans le cadre des réformes déjà entreprises dans les deux sous-régions.
Paul Mba Abessole appelle donc à l'exécution de ces recommandations par les Etats et les organismes sous-régionaux..
«Le Gabon ne ménagera aucun effort pour soutenir ce programme tant au niveau national qu'au niveau sous-régional», a assuré M. Mba Abessole.
Concernant les projets COSCAP, le gouvernement gabonais a noté l'évolution positive enregistrée dans les Etats membres de l'Union économique et monétaire de l'Afrique> de l'Ouest (UEMOA) et dans les Etats membres de l'accord de Banjul.
Il a invité le secrétariat exécutif de la Communauté économique et monétaire lies Etats de l'Afrique .centrale (CEMAC), à s'efforcer de faire avancer ce projet dans la sous-région.
A cet effet, il est important que tous les partenaires au développement manifestent leur contribution dans la mise en œuvre de ces projets et l'aboutissement de ce processus difficile et complexe.
Paul Mba Abessole a également sollicité la disponibilité de la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale à oeuvrer dans ce sens.