Le président du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Omar Kabbaj, effectue depuis le 10 février une visite de travail à Libreville au Gabon, à l’invitation du président gabonais Omar Bongo Ondimba, président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Au cour de son séjour, Omar Kabbaj discutera avec les autorités de la coopération entre la République gabonaise et la BAD. Il prendra également part aux travaux du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEMAC qui débuteront cet après-midi à Libreville.
Malgré certaines affirmations, et contrairement à la SADC et à la Communauté économique de l’Afrique centrale (CEDEAO), l’intégration marque toujours le pas au sein de la CEMAC qui regorge de potentialités humaines, de ressources naturelles, et d’entreprises.
En marge du sommet, Air CEMAC fera l’objet d’une attention particulière. On s’attend à un rapport de la compagnie aérienne Royal Air Maroc (RAM), le partenaire stratégique choisi par les Etats membres de la CEMAC sur la future compagnie aérienne communautaire Air CEMAC. L’expertise de la RAM pourrait être déterminante.
La présence à Libreville du président de la BAD est révélateur aussi de l’intérêt que le groupe porte au projet de création d’une compagnie aérienne au sein de la CEMAC. La BAD, à travers un fonds d’investissement, voudrait soutenir la compagnie aérienne communautaire, toujours en gestation, afin que Air CEMAC devienne un projet intégrateur dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement (NEPAD).
Prévu en mars, le projet de démarrage de Air CEMAC pourrait cependant être repoussé, car, pour le moment, il faut mobiliser près de 15 milliards de francs CFA. Une somme que devront trouver les opérateurs économiques privés, principaux actionnaires, pour que le projet devienne réalité et comble le vide laissé par Air Afrique.
Certes, la volonté politique demeure et le désir de rapprocher les populations de la région, mais est-ce suffisant ?