Pour le VPM Paul Mba Abessole, nos chambres consulaires ont en commun l'objectif de participer au développement économique des pays de la sous-région.
LA Conférence des chambres consulaires de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) a entamé, hier à l'hôtel consulaire de Libreville, sa première assemblée générale, dont les travaux doivent être sanctionnés par l'adoption des statuts de la Conférence.
Au cours de ces assises, il s'agira aussi pour les Participants de débattre des plans d'action à initier et des moyens financiers à allouer à la nouvelle institution.
On estime que la mise en oeuvre d'une chambre consulaire sous-régionale demeure un défi majeur à relever. Tant il lui faudra éviter les écueils qui ont eu raison de ses devancières, a rappelé le président de la chambre consulaire du Gabon, Joachim Boussamba-Mapaga, en ouvrant les travaux. Au nombre de ces écueils figurent, notamment, l'absence régulière de subventions de la part des principaux futurs bailleurs de fonds (les Etats-membres de la CEMAC).
Lors de la cérémonie d'ouverture, qui s'est déroulée à l'immeuble Arambo, en présence du ministre délégué auprès du ministre des Finances, Jean Eyeghé Ndong et du ministre du Commerce, Paul Biyoghé Mba, le vice-Premier ministre, ministre des Transports, de l'Aviation civile et des droits de l'Homme, Paul Mba Abessole, a souligné que les chambres de commerce doivent être pour les Etats des outils performants pour permettre à ces derniers de s'adapter aux mouvements de l'économie mondiale actuelle. «Il s'agit d'une question capitale» dont la réponse ne peut être apportée qu'en se basant, au sein de la Conférence, sur «des programmes d'action de nature à renforcer les capacités des chambres consulaires, de favoriser la création d'entreprises par l'entretien de bases de données juridiques, économiques ou fiscales»,a-t-il ajouté.
Selon Paul Mba Abessole, «c'est une démarche ambitieuse» justifiée par, un environnement de plus en plus tourné vers la mondialisation. Pour le VPM, les chambres consulaires regroupées au sein de la Conférence «ont en commun l'objectif de participer au développement économique des pays de la CEMAC».
Le président de la chambre consulaire du Gabon, Joachim Boussamba-Mapaga, a, quant à lui, estimé que le regroupement des Etats, rendu indispensable par le principe de la libéralisation, induit le rapprochement des institutions. L'établissement de la Conférence des chambres consulaires reste lié à ces impératifs du moment : «permettre à chaque Etat de réussir l'intégration économique sous-régionale et de participer, par le biais de la nouvelle organisation, à l'élaboration du marché économique mondial», a souligné le président de la chambre de commerce du Gabon.
La Conférence des chambres consulaires «arrive à point nommé», a déclaré le président d'honneur de la chambre consulaire du Tchad, Koulamallah Souradj. Surtout au moment où le «combat pour l'intégration sous-régionale, qui passe par l'assainissement de l'environnement économique, doit être mené par tous», a-t-il, précisé. A la suite de quoi, le secrétaire exécutif adjoint de la CEMAC, Dieudonné Mouiry Boussougou, a affirmé que les instances de ladite institution étaient disposées à soutenir la Conférence des chambres de commerce dans la tâche qu'elle s'est assignée: "doper" les échanges commerciaux intra-régionaux.