A la fin de la formation sous-régionale qui s'est ouverte hier à Baraka, le témoin sera transmis aux participants qui seront chargés de mener à bien les missions de désarmement et de réinsertion sociale et économique.
NUL n'ignore les crises de divers ordres qui ont secoué (ou qui secouent encore) la sous-région d'Afrique Centrale. Ces conflits, faut-il le rappeler, préoccupent les plus hautes autorités gabonaises, en tête desquelles le président de la République, chef de l'État, Omar Bongo Ondimba.
Et c'est dans l'optique de s'approprier le concept "DDR" (Démilitarisation,. démobilisation, réinsertion), que le ministère de la Défense nationale,, en partenariat avec la Communauté économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC), organise depuis hier à l'école d'état-major de Libreville, un cours de formation sous-régionale sur la démilitarisation, la démobilisation et la réinsertion.
Deux grandes interventions ont sanctionné l'ouverture officielle dudit cours. Celle du secrétaire général adjoint de la CEEAC, chargé du département de l'Intégration humaine, de la paix, de la sécurité et de la stabilité, l'Angolais Nelson Come, et celle du secrétaire général du ministère de la Défense nationale, le général d'armée Jean-Rémy Ondo.
Selon le représentant de la CEEAC, il s agira pour les États membres, «d'adopter des stratégies et des mécanismes de mi se en oeuvre du "DDR"».
Il faut dire que la volonté des leaders des pays de la sous-région vaut la peine, dès lors que les guerres civiles, les guerres entre États, les mutineries et d'autres formes de violence ont perturbé la paix et créé un sentiment d'insécurité générale dans l'ensemble des pays de la sous-région.
Le secrétaire général adjoint de l'institution communautaire a rappelé que «les personnes désarmées sont ensuite démobilisées, c'est-à-dire rendues à la vie civile, avant la phase de réinsertion sociale et économique, pour qu'elles s'intègrent dans un milieu civil en y pratiquant un métier nécessitant une formation préalable ou non».
Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la Défense nationale, a, au nom du ministre Ali Bongo Ondimba, ouvert officiellement les travaux.
Dans un premier temps, il a rappelé l'importance de la cérémonie pour tous les pays de la sous-région. «Cette manifestation nous permet à juste titre de dégager une approche cohérente du concept "Désarmement, démobilisation et réinsertion ", gage de l'instauration d'un climat de paix post conflit», a-t-il dit.
En effet, nul ne saurait douter qu'actuellement la paix et la stabilité sur le continent africain sont des concepts gravement ébranlés, en raison des conflits inter ou intra États.
Selon le représentant du ministre de la Défense nationale, la résistance aux voies pacifiques, la lenteur dans la résolution des crises et la résorption des conflits ouverts ont amené la communauté internationale à baliser le terrain et circonscrire de manière dégressive les actions belligérantes, en vue d'un retour de la mission de maintien de la paix.
En clair, le concept "DDR" apparaît comme un processus en appui aux efforts de restauration de la paix. Au demeurant, ce séminaire est l'occasion pour les participants, de se. familiariser afin d'assurer le succès du processus "DDR" sur le terrain.
A noter que le séminaire est animé pare centre canadien "Pearson". Il regroupera jusqu'au 18 février prochain,non seulement les composantes des forces de défense gabonaises, mais aussi celle des autres pays membres de la CEEAC. La société civile y est également représentée.