AU, regard de ce qui s'est fait dans l'ensemble des pays de la sou-srégion, tous ceux qui observent la vie politique internationale peuvent reconnaître que le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion évolue relativement bien dans les Etats en phase de fin ou d'après conflit. Les exemples sont nombreux. C'est du moins ce qu'on aura appris hier.
Au Rwanda, le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion a connu un succès, au point que la- communauté internationale en a fait un modèle pour les autres pays.
En Angola, les phases de désarmement et de démobilisation tirent pratiquement à leur fin. Dans ce pays lusophone, seule la réintégration connaît encore des difficultés liées aux effectifs très élevés des personnes.
A côté de ces deux exemples, il y a la République du Congo où le dernier bastion de la rébellion vient d'annoncer l'organisation du désarmement et le retour imminent des ex-combattants dans leurs foyers.
Au Burundi, le processus vient à peine de commencer. Néanmoins, selon certaines informations, en ce qui concerne les ex-enfants soldats, la communauté peut estimer que le désarmement évolue dans le bon sens.
Au Tchad, l'opération n'a pas connu le succès attendu; à telle enseigne que les autorités et les populations demeurent à ce jour inquiétées par le banditisme grandissant. Aussi; quelques groupuscules de miliciens sont-ils encore en rébellion dans la zone Nord du pays.
Par ailleurs, la communauté internationale peut se féliciter de la récente déclaration du dernier mouvement rebelle dans le sens d'accepter de négocier sans conditions avec le gouvernement burundais.
En République démocratique du Congo, la récente idée relative à l'opération "Vélo contre arme" semble porter ses fruits. Toutefois, la situation précaire à l'Est du pays ne permet pas de mener à, bien ce processus.
Enfin, en République Centrafricaine, l'opération de désarmement a concerné principalement les ex-combattants tchadiens. Les populations restant tout de même inquiétées par ceux qu'elles dénomment les "ex-libérateurs", qui se sont plutôt mués en groupes d'instabilité.
En somme, la communauté internationale peut affirmer que le "DDR" évolue assez bien dans la région de l'Afrique centrale, même si des entorses sont encore observables.