Le chef de l'Etat et président sortant de la communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, a demandé aux partenaires des pays de la sous-région de soutenir davantage leur engagement de ceux-ci à construire un destin commun. Le mandat du Gabon se sera terminé sur une note de satisfaction, au regard des avancées enregistrées.
LA Communauté économique et monétaire de l'Afrique Centrale (Cémac) a tenu son 6e sommet hier à Libreville. Les travaux ouverts au palais international des conférences de la cité de la Démocratie, et clôturés au palais de la présidence de la République, ont vu la participation de plusieurs chefs d'État. Notamment, en plus du président Omar Bongo Ondimba, ses homologues Denis Sassou Nguesso (Congo), Idriss Deby (Tchad), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Équatoriale), et François Bozizé (Centrafrique). Tous étaient accompagnés de leurs épouses. Le Cameroun était représenté par son président de l'Assemblée nationale.
Plusieurs invités ont également pris part à la cérémonie d'ouverture. Notamment l'Union Européenne, les Nations unies, le Fonds monétaire international (FMI), l'Union monétaire ouest africaine (Umoa), la Banque africaine de développement (représentée par son président M. Omar Kabbaj), et l'Organisation intergouvernementale de la Francophonie (représentée par son Secrétaire général Abdou Diouf)...
La cérémonie de clôture a été marquée par les interventions des plusieurs personnalités et une séance de décorations de certains acteurs de l'intégration régionale au premier chef desquels le président Bongo Ondimba, élevé au grade de Grand Commandeur de l'Ordre du Mérite communautaire. Après le mot de bienvenue du maire de Libreville, André Dieudonné Berre, l'assistance a suivi avec attention les allocutions des invités, celle du secrétaire exécutif de la Cémac et du président centrafricain. Omar Bongo Ondimba en sa qualité de président en exercice a clôturé la série par le discours d'ouverture des travaux.
DESTIN COMMUN. Dans un premier temps, le numéro un gabonais a, comme à son habitude, souhaité à ses hôtes «la plus cordiale et chaleureuse des bienvenues dans la capitale du Gabon». Tout comme, il a exprimé sa gratitude à ses «illustres frères, chefs d'État, à tous les partenaires au développement, aux responsables des institutions de la communauté», pour leur appui constant tout au long de son mandat. Mandat au cours duquel, l'Afrique centrale a connu, au plan politique, la tenue, «dans la sérénité», d'une élection présidentielle au Cameroun.
Dans le même temps, il y a eu la consolidation de la paix sociale en République Centrafricaine, ainsi que le renforcement de la démocratie et de l'État de droit dans l'ensemble des États de la communauté. Sur le plan de l'intégration régionale, des avancées significatives ont été enregistrées dans les dossiers prioritaires. Dans cette catégorie, le chef de l'État a cité la compagnie aérienne sous-régionale pour laquelle un partenaire technique et stratégique a été trouvé, le pôle dès régies financières, et les programmes de réhabilitation et de construction des infrastructures routières sous-régionales que la Banque mondiale et l'Union Européenne ont accepté d'appuyer...
En réaffirmant le caractère indispensable de l'intégration régionale pour nos États confrontés à .la précarité, Omar Bongo Ondimba a dit à ses pairs qu'ils doivent redoubler d'efforts. Tout comme il a souligné que les partenaires au développement de leurs États, doivent soutenir davantage leurs engagements à construire un destin commun. Dans le même ordre d'idées, l'orateur a dit que la réalité de nôtre communauté doit être concrète et tangible pour nos populations.
MINUTE DE SILENCE. «Qu'il s'agisse des ressources financières de notre communauté, a-t-il dit, de la mise en place du passeport Cémac, de la dynamisation de nos économies, l'Afrique Centrale se doit d'avancer de manière résolue et concrète. De même, poursuivra le président gabonais, elle ne doit cesser de manifester son indéfectible attachement aux idéaux de l'intégration économique régionale.»
Omar Bongo Ondimba a terminé son propos en magnifiant, une fois de plus, la solidarité entre les Etats. «Solidaire dans l'action, a déclaré l'hôte du sommet, généreuse dans l'effort, la Cémac saura alors mener ces combats et construire, pour le bien-être des générations futures, la plate-forme qui donnera efficacité et rayonnement à son action.»
C'est sur une note de tristesse que le "Doyen des chefs d'État africains" a levé la séance. En effet, une minute de silence a été observée, à sa demande, en la mémoire du président togolais Gnassingbé Eyadéma décédé samedi dernier.
Les travaux qui se sont poursuivis au palais de la présidence de la République par un huis clos des chefs d'Etat, ont pris fin tard dans la nuit. D'ores et déjà on peut noter que la présidence en exercice de la Cémac a été confiée au président Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Equatoriale.