Les vols commerciaux ont repris, cette infrastructure essaie de reprendre des couleurs pas sans grand mal encore. Air Gabon, STA, Air Ivoire, Air Sénégal International et Air France ont repris, après quelques jours d’interruption, leurs vols commerciaux à partir d’Abidjan. Du moins si on en croit les écrans d’information de l’Aéroport international Félix Houphouët- Boigny d’Abidjan. Ce n’est pas encore la grande affluence. Mais l’Aéroport essaie tant bien que mal de renaître à la vie. La pharmacie et la librairie du hall ont ouvert proposant aux passagers et leurs rares accompagnateurs, lectures et médicaments. Quelques jeunes cambistes informels ont repris du service, proposant un peu hésitant des devises. Ces signaux, s’ils annoncent une évolution positive de la situation, ne suffisent pas à dissiper le lourd atmosphère au niveau de l’aéroport. La présence fort remarquable de militaires français en tenue, fusils mitrailleurs aux poings filtrant les entrées dans le hall puis à la salle d’enregistrement, et ceux en civil dont certains pistolet attaché à la cuisse à la manière des “pistoleros” des films Western déambulant ne sont pas la moindre des preuves de la persistance d’une tension. A peine dépassé, le petit carrefour de Koumassi, qu’on se rend compte de cet état de fait. Quatre conteneurs (deux de part et d’autre de la route en face de l’EPP ancien Koumassi) masquant un char sur lequel sont en faction trois soldats de l’armée française rétrécissent relativement la chaussée obligeant les véhicules à ralentir. Passé la place Akwaba, c’est à un slalom qu’il faut se livrer entre des conteneurs derrière lesquels sont postés de petits groupes de soldats, pour joindre l’aéroport. Des barbelés mis sur le terre-plain entre et sur le trottoir de part et d’autre des voies menant à et de l’aéroport, laissent présager un assouplissement du dispositif sécuritaire mis en place par les forces françaises. Quoiqu’il faut se soumettre avant de faire le rond-point conduisant directement vers les halls de départ et d’arrivée, à une inspection du coffre des voitures. Rien de méchant. Le dispositif est composé de deux militaires au béret vert. Rien de comparable avec la demi-douzaine d’hommes en treillis arme aux poings arrêtés devant le portail qui donne accès aux bâtiments et passages des officiels. Malgré la présence ostentatoire des militaires français au niveau de l’aéroport international Félix Houphouët- Boigny et ses environs, un signe de décrispation notable, les corps habillés Ivoiriens sont à nouveau présent dans le hall de l’aéroport. Timide encore pour le moment, la reprise des activités au niveau de l’aéroport n’est pas moins réelle.
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