LE gouvernement gabonais réuni jeudi 17 novembre dernier en Conseil des ministres a été informé de l'ouverture prochaine par l'Agence japonaise de Coopération internationale (JICA) d'un bureau à Libreville, de l'envoi des volontaires japonais au Gabon, pour une période déterminée, qui seront déployés dans plusieurs domaines d'activités, ainsi que de l'accueil par le Centre japonais du commerce extérieur (JETRO) des hauts cadres gabonais dans la spécialité de la promotion des investissements.
Ces initiatives répondant au Plan d'action de Tokyo de la TICAD II résultent des discussions que le ministre gabonais du Commerce et du développement industriel, chargé du NEPAD, Paul Biyoghé Mba a eues au début du mois de novembre à Tokyo avec le ministre japonais de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, Shoichi Nakagawa et les autres responsables nippons en marge de la Conférence sur le commerce et l'investissement Afrique-Asie.
A la tête de la délégation gabonaise, comprenant l'ambassadeur Jean-Christian Obame, le directeur général adjoint de l'Agence de la promotion des investissement privés (APIP), Jean-Lucien Mangoumba, le membre du gouvernement gabonais aura déployé durant son séjour dans la capitale de l'Archipel japonais une intense activité inscrite dans la logique de la diplomatie de développement inspirée par le président Omar Bongo Ondimba.
LOGIQUE• Celle-ci marque indiscutablement la volonté des responsables gabonais de saisir les opportunités offertes par le japon dans divers domaines de la coopération conduite par la JICA, la JETRO et autres instances, et celles des dirigeants nippons d'oeuvrer comme dans pays Africains au développement de notre pays. Qui, doit-on le rappeler, n'aura pas tiré un réel profit des actions multiformes du mécanisme de soutien de la TICAD.
L'urgence de combler ce retard a été exprimée dans la capitale japonaise par le ministre Biyoghé Mba, qui s'est résolu à s'engager dans une option prospective l'empire du Soleil levant, de faire connaître l'archipel qui dispose de moyens, d'éléments don la mise en oeuvre peuvent contribuer à soutenir les efforts déployés par les autorités gabonaises en vue de lutter contre la précarité et la pauvreté.
Dans ce contexte, il n'est bas exclu que le dispositif d'aide sollicité par le Gabon et affiché par Tokyo pour notre pays, positionnent le Gabon dans une logique de leadership sous-régionale. Celle-ci pourrait également amener de bénéficier, en plus du soutien japonais déjà apporté dans les domaines aussi variés que la pêche au regard des nombreux projets initiés, à jouer à terme un rôle majeur dans l'édification des passerelles d'échanges, des affaires et des investissements Afrique-Asie. Malgré le handicap lié à la faiblesse de son marché, la conviction de l'ambassadeur du Gabon au japon est que notre pays peut faire valoir des atouts non négligeables liés à la stabilité dont il jouit au niveau de la zone Afrique Centrale, mais également le dispositif infrastructurel indispensable à la promotion des investissements afro-asiatiques, au plan purement sous-régional.
L'action qu'il déploie dans la capitale japonaise, où il multiplie les contacts et démarches pour promouvoir la diplomatie gabonaise tournée vers la recherche des investissements, viserait à mettre le Gabon sur orbite dans le cadre des échanges entre le Japon et la sous-région.