Les ministres prendront le relais demain pour examiner le projet de réglementation commune de gestion des substances appauvrissant la couche d'ozone et le rapport des travaux de la réunion des experts.
AU cours du conseil des ministres du vendredi 1er octobre 2004, le ministre de l'Economie forestière avait «sollicité et obtenu l'accord du conseil pour organiser à Libreville pendant le mois d'octobre 2004 une réunion ad hoc des ministres en charge de l'environnement des pays membres de la Cémac». Mission accomplie puisque celle-ci s'est effectivement ouverte au niveau du segment des experts, hier à l'auditorium du ministère de l'Economie forestière.
Les travaux portent sur l'adoption d'un cadre réglementaire commun aux Etats membres de la Cémac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) en matière de gestion des substances appauvrissant la couche d'ozone.
Il s'agit pour les experts de bien travailler pour atteindre les objectifs fixés pour cette réunion, c'est-à-dire soumettre, demain aux ministres, un document fiable qui traduit la volonté commune des Etats de la sous-région de participer au processus initié par les Nations unies pour freiner la de gradation et restaurer la couche d'ozone.
Il est vrai qu'au plan mondial la communauté internationale a adopté divers instruments juridiques contraignants pour la régénération de la couche d'ozone.
ENGAGEMENTS. les engagements souscrits par chaque Etat s'intègrent dans cette stratégie.
Dès lors, la nécessité de concevoir une plate-forme réglementaire commune aux Etats membres de la Cémac devient une exigence incontournable.
Elle devra participer, de manière cohérente et harmonisée, à un meilleur contrôle de l'importation des substances appauvrissant la couche d'ozone et au suivi de leur gestion dans l'espace géographique communautaire.
Elle aidera également à lutter contre le développement du commerce informel et illicite, susceptible d'enrayer l'évolution positive observée dans la lente réhabilitation de la couche d'ozone.
«Il s'agira pour chacun de nos Etats de mettre en place des mécanismes de suivi et de contrôle fiables dans les zones frontalières et dans les ports d'entrée de ces substances. Dans ce contexte, les administrations des douanes, du commerce, de l'industrie et de l'environnement ont un rôle éminemment important d-jouer», a indiqué le ministre délégué à l'Economie forestière, Alexandre Barro Chambrier, en présentant les enjeux de la réunion.
C'est aussi, a poursuivi M. Barro Chambrier, pour prévenir de tels faits qu'à l'instar des autres sous-régions du globe, il nous faut anticiper pour éviter une aggravation de la situation globale.
Pour cela, la mise en place au niveau de chaque pays de brigades de lutte contre le commerce informel permettra d'enrayer l'importation de produits prohibés, a relevé Alexandre Barro Chambrier.
Outre le rapport des travaux porteur de tous les espoirs pondu par les experts, les ministres passeront à la loupe le projet de réglementation commune de gestion des substances appauvrissant la couche d'ozone.
Signé en 1987, le protocole de Montréal pour fa protection de la couche d'ozone impose l'élimination progressive de toutes les substances qui appauvrissent la couche d'ozone.
C'est dans le cadre de la mise en oeuvre de ce protocole que le Programme des Nations pour l'environnement (PNUE), en collaboration avec le secrétariat exécutif de la Cémac, s'est proposé d'élaborer un projet sous-régional sur l'harmonisation des législations et des mécanismes réglementaires pour l'amélioration du suivi et du contrôle des SAO (Substances qui appauvrissent la couche d'ozone pour les pays d'Afrique centrale francophone.
OBJECTIF. Le secrétariat exécutif de la Cémac est appelé à assurer la mise en œuvre dudit projet sous-régional dans l'espace Cémac.
L'objectif de ce projet est d'élaborer, d"adopter et de mettre en application une réglementation sous-régionale sur le contrôle et le suivi des importations des substances appauvrissant la couche d'ozone dans l'espace communautaire.
Il s'agit d'établir dans et entre les Etats de la sous-région, une coopération entre les services de l'environnement et ceux des douanes pour une mise en oeuvre des mécanismes de contrôle et d'adoption des solutions locales et sous-régionales pour accroître l'application des mesures de contrôle de substances appauvrissant la couche d'ozone en zone Cémac, conformément à celles contenues dans le protocole de Montréal en créant des cadres d'échanges nécessaires.
C'est donc dans ce contexte à mi-parcours de l'échéancier de l'élimination totale des substances appauvrissant la couche d'ozone, fixé à l'an 2010, que se, tiennent les assises de Libreville dont l'importance est toute particulière, tant par ses nombreux enjeux, que par les acquis positifs qui devraient découler de la mise en oeuvre du processus.