C'est l'invite faite hier au premier président de cette institution, par le ministre d'Etat Pendy Bouyiki, à l'ouverture des travaux.
Un séminaire de sensibilisation de quatre jours axé sur le droit communautaire et l'intégration sous-régionale dans la zone Cémac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) s'est ouvert hier au Novotel Rapontchombo.
Plusieurs participants des pays membres de la Communauté, dont jean Nkuète et Jean-Marie Ntoutoume, respectivement secrétaire exécutif de la Cémac et premier président de la Cour de justice, prennent part à cette rencontre dont la clôture interviendra vendredi.
C'est en sa qualité de ministre chargé de l'Intégration régionale, que le ministre d 'Etat Jean-Rémy Pendy Bouyiki a ouvert les travaux déclarant que la Cour de justice, instrument de la Cémac, demeure mal connue du grand public. Et qu'il revient à son président de faire connaître cette institution chargée du contrôle juridictionnel des activités et de l'exécution budgétaire des organes de la Cemac; et de débattre des problèmes liés à l'intégration économique et monétaire de notre sous-région.
«Nous sommes tous conscients du rôle et de l'importance de la Cémac, en tant que pilier de l'intégration sous-régionale, cette rencontre revêt à nos yeux, une importance capitale», a déclaré le ministre d'Etat.
Pour sa part, le secrétaire exécutif de la Cémac a rappelé à l'assistance que "c'est ici même dans la capitale gabonaise, le 5 juillet f996, que les chefs d'Etat des pars membres de l'Union douanière des Etats d'Afrique centrale (UDEAC) avaient signé les textes sans lesquels la Cémac ne serait qu'un cadre vide".
C'est aussi à Libreville que le 5 février 1998, le conseil des chefs d'Etat de l'UDEAC l'ancêtre de la Cémac), présidé par Omar Bongo Ondimba, décidera de la mort politique de cette institution au profit de la Cémac en gestation.
Il ne fait donc aucun doute que l'application du droit communautaire conçu dans le cadre des procédures simplifiées et éliminant des conflits de compétence constitue un facteur essentiel de réussite de tout processus d'intégration.
De fait, l'appareil judiciaire communautaire composé des chambres judiciaire et des Comtes, pour assurer ses multiples fonctions, doit être soutenu par un processus de recyclage permanent.
Selon jean Nkuété, les contacts avec les opérateurs économiques de tous bords laissent entrevoir cette préoccupation constante mettant en avant l'environnement des affaires et le fonctionnement de la justice.
Dans notre sous-région, a-t-il déploré, malgré l'adoption d'une Charte communautaire des investissements et d'autres réglementations susceptibles d'encourager les investissements, la traduction en termes d'investissements directs étrangers et d'échanges commerciaux reste timide, en dehors du secteur pétrolier".
Enfin, Jean-Marie Ntoutoume, a expliqué que la coexistence des multiples regroupements d'intégration économique et juridique résultant des mutations et du recentrage des stratégies de coopération et de développement observés en Afrique et sur d'autres continents, soulève des interrogations, notamment sur le rôle de chacun,- le champ d'application de la norme généré par les uns et les autres, les relations que peuvent entretenir les ordres juridiques nationaux et l'ordre normatif communautaire.