Les assises de Libreville visent à asseoir un cadre réglementaire commun aux pays de la sous-région, aux fins d'un meilleur contrôle de l'importation des produits mis en cause dans la dégradation de la couche d'ozone.
LA première réunion ad hoc des ministres de l'Environnement de la Cémac (Communauté économise et monétaire de l'Afrique centre) s'est ouverte hier à l'auditorium du ministère de l'Economie forestière en présence de plusieurs ministres et experts venus de la sous-région ainsi que du corps diplomatique et d'autres personnalités.
Cette réunion, dont le thème s'intitule "Examen et adoption du projet de réglementation commune sur la gestion des substances appauvrissant la couche d'ozone", se tient dans le cadre de la mise en oeuvre du Protocole de Montréal, relatif à la protection de la couche d'ozone. Ce Protocole, qui vise l'élimination totale des substances appauvrissant la couche d'ozone, d'ici l'an 2010, fait de la sauvegarde, de celle-ci une préoccupation majeure à l'échelle planétaire.
«La présente rencontre s'inscrit dans ce contexte. Elle vise à asseoir un cadre réglementaire commun aux pays de la sous-région, aux fins d'un meilleur contrôle de l'importation des produits mis en cause dans la dégradation de cette fine bande de gaz, située dans la stratosphère et indispensable au maintien de la vie sur terre», a expliqué le ministre de l'Economie forestière, Emile Doumba, en ouvrant lés travaux. M. Doumba a d'ailleurs qualifié les assises de Libreville de nouveau rendez-vous-avec l'histoire, qui «nous commandent d'aller de l'avant, notamment en mettant en place un cadre réglementaire harmonisé, qui vise à mieux contrôler l'utilisation des substances appauvrissant la couche d'ozone et l'importation des équipements obsolètes»:
Le ministre a ajouté: «en matérialisant ainsi notre volonté à réserver l'environnement, les Etats dé la sous-région enverront un signal fort à la communauté internationale sur la détermination qui nous anime à cet égard».
En conviant les Etats membres de la sous-région à cette démarche, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et le secrétariat exécutif de la Cémac ont souhaité encourager les Etats de la sous-région à poursuivre et renforcer, au niveau régional, les actions entreprises, en vue de la régénération de la couche d'ozone.
Le secrétaire exécutif de la Cémac, Jean Nkuété; a .lui, aussi, plaidé en faveur de la mise en oeuvre dans l'espace Cémac d'une réglementation commune devant aboutir à un contrôle systématique de tout mouvement des substances appauvrissant la couche d'ozone.
La représentante du PNUE, Angèle Luh Sy, tout en reconnaissant que les pays membres de la Cémac -ne sont ru producteurs, ni exportateurs des substances réglementées par le Protocole de Montréal, a relevé que l'organisation de la rencontre de Libreville confirme une fois de plus l'engagement et la volonté politique de ces Etats dans la mise en œuvre du Protocole de Montréal et de ses amendements.
«Ce n'est pas exagéré que de dire que le monde, à travers le Programme des Nations unies pour l'environnement, est très attentif aux résultats de cette rencontre-et à la mise en oeuvre des différentes recommandations qui en découlent», a relevé Angèle Luh Sy.
Mme Luh Sy a assuré les Etats de la sous-région du soutien du PNUE en tant que partenaire fidèle et fiable, pour la mise en oeuvre de cette réglementation commune.
Le PNUE, faut-il le rappeler, a participé à toutes les étapes de l'élaboration du document final qui doit être adopté au cours des assises de Libreville.