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Côte d'Ivoire: les principales dates depuis la tentative de coup d'Etat de 2002
Auteur:  AP  | Date: 7 Novembre 2004  | Réactions ()
Section: Gabon/Afrique  | Source: AP

Chronologie des principaux événements en Côte d'Ivoire depuis la tentative de coup d'Etat du 19 septembre 2002 (sources: documentation française; Associated Press pour les dernières semaines):

19 septembre 2002

Une tentative de coup d'Etat à Abidjan dégénère en soulèvement armé. Les villes de Bouaké et Korhogo, respectivement dans le centre et le nord du pays, tombent entre les mains de rebelles.

22 septembre

Arrivée des premiers renforts français pour assurer la sécurité des ressortissants étrangers. Le dispositif français est baptisé "Opération Licorne".

29 septembre

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) crée un groupe de contact et décide l'envoi d'une force de paix.

Octobre

Les mutins, regroupés en un Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), déclarent leur intention de renverser le régime. Après des combats à Bouaké, un premier cessez-le-feu est signé le 17 octobre et des négociations commencent le 30 octobre entre les rebelles et le gouvernement.

28 novembre

Deux nouveaux groupes rebelles, le Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP), revendiquent la prise des villes de Man et Danané, à l'extrême ouest du pays.

Décembre

Des accrochages entre soldats français et rebelles font une dizaine de victimes chez ces derniers le 1er décembre.

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15-26 janvier 2003

La conférence de Linas-Marcoussis réunit, près de Paris, l'ensemble des parties du conflit. L'accord signé le 24 janvier prévoit le maintien au pouvoir de l'actuel président Laurent Gbagbo et un gouvernement formé de toutes les parties, y compris les ex-rebelles qui obtiennent les ministères de la Défense et de l'Intérieur. Le sommet est conclu par une conférence des chefs d'Etat sur la Côte d'Ivoire organisée à Paris.

4 février

Alors qu'éclatent à Abidjan des manifestations antifrançaises hostiles aux accords de Marcoussis, l'ONU autorise le déploiement de forces appartenant à la France et à la CEDEAO (résolution 1464, adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité). L'opération Licorne est renforcée le 7 février, ce qui porte son effectif à 3.000 hommes.

10 mars

Le président Laurent Gbagbo délègue certains de ses pouvoirs au Premier ministre Seydou Diarra, nommé à l'issue de la Conférence de Marcoussis, dans 16 domaines et pour une durée de six mois renouvelables.

3 avril

Les ministres issus des mouvements rebelles participent pour la première fois au Conseil des ministres, à l'occasion de sa troisième réunion depuis la formation du gouvernement de réconciliation nationale.

3 mai

Un cessez-le-feu est conclu entre les forces gouvernementales et les rebelles.

13 mai

Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 1479 qui crée, "pour une période initiale de six mois, une Mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (MINUCI) avec mandat de faciliter la mise en oeuvre de l'accord de Linas-Marcoussis et comprenant une composante militaire (...), en complément des opérations menées par les forces françaises et celles de la CEDEAO".

25 août

Deux soldats français sont tués par des "éléments incontrôlés" des forces rebelles dans le centre du pays, selon l'armée française. Il s'agit des premières pertes françaises au combat depuis le début de l'opération Licorne.

4 juillet

Dans un communiqué commun, l'armée régulière et les forces des ex-rebelles déclarent la fin officielle de la guerre civile. La situation reste néanmoins tendue dans le pays, toujours divisé par une ligne de cessez-le-feu entre le sud loyaliste et le nord contrôlé par les ex-rebelles.

25 août

Les autorités françaises annoncent avoir déjoué une tentative de coup d'Etat organisée depuis la France et arrêtent l'ancien putschiste Ibrahim Coulibaly, qui sera libéré en septembre.

21 octobre

Jean Hélène, journaliste de Radio France Internationale (RFI), est abattu à Abidjan. Son agresseur, le policier Théodore Séri, sera condamné en janvier 2004 à 17 ans de réclusion.

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27 février 2004

Le Conseil de sécurité de l'ONU vote la résolution 1528 qui autorise le déploiement de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) pour une durée de douze mois.

4 mars

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) annonce qu'il suspend sa participation au Conseil des ministres, en désaccord avec le parti présidentiel FPI (Front populaire ivoirien) sur des nominations à des postes-clés dans les ministères et des entreprises publiques.

25 mars

Alors que toute manifestation de rue est interdite jusqu'au 30 avril (décret du conseil des ministres du 18 mars), une "grande marche pacifique" organisée par l'opposition à Abidjan pour protester contre le blocage des accords de Marcoussis dégénère en affrontements avec les forces de l'ordre. Le bilan est de 37 morts, selon des sources officielles, et entre 350 à 500 d'après l'ancien président du PDCI, Henri Konan Bédié. A la suite de ces événements, les partis d'opposition annoncent leur retrait du gouvernement.

16 avril

Disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. L'entourage du président Gbagbo est mis en cause par la justice française.

3 mai

Une commission d'enquête de l'ONU sur les violences du 25 mars révèle l'implication de hautes autorités de l'Etat ivoirien dans la répression de cette manifestation qui a fait, selon le rapport, 120 morts.

19 mai

Le limogeage de trois ministres de l'opposition, dont Guillaume Soro, le chef politique de la rébellion, ajouté aux démissions antérieures, réduit à 15 membres le gouvernement de réconciliation nationale, originellement fort de 44 personnes tel qu'issu des accords de Marcoussis.

25 juin

Un militaire français est abattu dans son véhicule par un soldat de l'armée ivoirienne près de la capitale Yamoussoukro. C'est le troisième soldat français tué depuis le début de l'opération Licorne.

30 juillet

Un sommet régional à Accra (Ghana), sous l'égide de l'ONU, dicte un échéancier pour une solution à la crise ivoirienne, dont un programme de désarmement national devant débuter le 15 octobre, sous peine de sanctions de l'ONU. Laurent Gbagbo promet d'étudier la réforme de l'article 35 de la Constitution, qui conditionne l'éligibilité à la présidence et empêche Alassane Ouattara de se porter candidat.

9 août

Le président Gbagbo ayant réintégré les trois ministres de l'opposition limogés le 19 mai, le gouvernement de réconciliation nationale se réunit au complet pour la première fois depuis quatre mois. Ce même jour, Laurent Gbagbo signe un décret portant délégation au Premier ministre, au terme de l'article 53 de la Constitution, d'une partie de ses pouvoirs pour la mise en oeuvre de l'accord de Linas-Marcoussis jusqu'en octobre 2005.

11 octobre

Des centaines de manifestants favorables aux ex-rebelles protestent contre le désarmement à venir; les soldats de l'ONU ouvrent le feu.

13 octobre

Les Forces nouvelles (ex-rebelles) annoncent leur refus de participer au programme de désarmement national.

27 octobre

Une patrouille française essuie des tirs en zone rebelle.

28 octobre

Les ex-rebelles décrètent l'état d'urgence dans la moitié nord du pays, sous leur contrôle, accusant le gouvernement de masser des troupes dans l'ouest du pays.

4 novembre

L'aviation ivoirienne bombarde à trois reprises la ville de Bouaké, fief des ex-rebelles, mettant fin à plus d'un an de cessez-le-feu dans le pays.

5 novembre

Au deuxième jour de l'offensive lancée par l'armée régulière, des combats terrestres opposent les forces gouvernementales et les ex-rebelles dans le centre du pays.

6 novembre

-L'aviation ivoirienne bombarde une position française près de Bouaké, tuant neuf soldats français. En riposte, sur ordre du président français Jacques Chirac, les forces de l'opération Licorne détruisent "tous les moyens aériens" des forces gouvernementales ayant violé le cessez-le-feu au cours des derniers jours.

-Réuni en urgence, le Conseil de sécurité de l'ONU exige l'arrêt immédiat de toutes les actions militaires en Côte d'Ivoire et confirme que les troupes françaises et les casques bleus sont autorisés à utiliser "tous les moyens nécessaires" à l'exécution de leur mission.

7 novembre

-Après une nuit de violences antifrançaises à Abidjan, des renforts militaires français sont envoyés dans le pays: 300 hommes arrivent dans l'après-midi à l'aéroport international de la ville et 300 autres sont attendus dans la soirée. Ils viennent renforcer les 4.000 militaires français déjà déployés dans le cadre de l'opération Licorne.

-Le président Gbagbo fait savoir que ses troupes vont se retirer immédiatement des lignes de front. Le président de l'Assemblée nationale ivoirienne Mamadou Koulibaly précise que le gouvernement est prêt à un cessez-le-feu et à l'ouverture de négociations.

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