Les difficultés liées au développement des pays africains sont multiples, il est vrai, mais l'étroitesse des pays, fournit à elle seule l'explication de l'échec du développement économique. Et l'intégration constitue une des solutions pour inverser la tendance..
EMBRYON du futur Parlement communautaire créé en juin 2000, la Commission interparlementaire (CIP) de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique Centrale (Cémac) (CIP/CEMAC) a organisé, hier mardi 27 octobre 2004, au Palais Léon Mba, siège de l'Assemblée nationale gabonaise, une journée de sensibilisation sur la Cémac. Laquelle s'inscrit en droite ligne des recommandations de la communauté, pour «la sensibilisation des populations de l'espace Cémac», ainsi que l'a fort' justement relevé le président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama dans son propos en ouverture des travaux. Avant de poursuivre que c'est «une noble mission qui a été assignée à la commission».
Pour peu que «les concepteurs de cette institution eurent estimé que les parlementaires étaient le relais privilégié pour faire partager aux populations l'engouement et les enjeux de l'intégration sous-régionale», déclare le président de la CIP/Cémac, l'honorable Félix Onkéya, lors de son intervention. Sans doute parce qu'ils sont liés au peuple à la fois par le mandat et par le contact.
Ces travaux de sensibilisation qui ont duré toute la journée se sont articulés autour des conférences-débat animées par des spécialistes des différentes administrations gabonaises. Les exposés qui s'en sont suivis ont permis aux parlementaires de s'imprégner des réalités propres à la sous-région, aussi bien sur le plan institutionnel, avec l'évolution dans la mise en place de cette institution communautaire, qu'économique.
Si l'on a noté une évolution significative sur la mise en place de la Cémac sur le plan institutionnel, on relève néanmoins qu'en ce qui concerne la mise en place d'un espace économique commun, beaucoup de choses restent à faire.
Tant on remarque que les pays qui composent là sous-région présentent entre eux d'énormes différences. C'est-à-dire donc qu'ils ont peu de critères de convergence.
L'un des experts appelés à édifier les parlementaires présents hier n'a pas manque de rappeler que: «Lorsqu'on veut mettre ensemble un groupe de pays, il faut une convergence entre les pays». Cela veut dire en clair qu'il ne faut as qu'un pays à l'intérieur de la structure que l'on veut mettre en place soit glus riche, ni qu'un autre soit plus pauvre.
Ces critères de convergence sont : le choix budgétaire de base, critère important qui permet aux pays d'améliorer leur gestion; le taux d'inflation qui doit être inférieur à 3% ; le taux d'endettement public qui doit se situer en dessous de 70% ; et la non accumulation des arriérés sur la gestion courante. Cela permet aux pays d'assainir leur gestion publique et leur permettra également de rembourser la dette sans l'accumuler.
Ce que l'on peut retenir en définitive à l'issue de cette journée de sensibilisation, c'est qu'aujourd'hui plus qu'hier, le regroupement des nations en de grands ensembles est devenu une nécessité. Même si, ainsi que l'affirme,le président de la Commission interparlementaire de la Cémac, «nous vivons quotidiennement avec les effets de l'intégration sous-régionale et la coopération financière», la monnaie commune, que nous manipulons tous les jours est à cet égard illustrative de l'existence d'une structure supranationale.