La sous-région s'attelle à rattraper le retard accumulé dans le cadre du nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique s'agissant du renforcement de ses capacités.
LE tout premier atelier régional de haut niveau sur la mise en oeuvre du Népad (en anglais, New partenership of african development), en Afrique centrale, a réuni, jeudi 14 et vendredi 15 octobre, à l'hôtel Atlantique de Libreville, toutes les composantes du Népad issues des onze pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC ), y compris le secteur privé et les partenaires au développement. Avec en toile de fond, l'urgence d'accélérer la concrétisation du projet, tant pour créer des conditions propices au développement durable, que pour assurer l'exécution des 27 projets prioritaires retenus dans le plan d'action à court terme. Et, plus tard, de l'ensemble des 83 projets inscrits dans le programme.
Organisé par le gouvernement gabonais, en partenariat avec la CEEAC et le secrétariat exécutif du Népad, l'atelier permet d'abord de faire l'état des lieux du processus (UA/Népad) dans le cadre de la CEEAC. Il permet ensuite de prôner et d'obtenir un engagement des partenaires au développement et de la communauté internationale dans la lutte contre la Pauvreté. Il. a enfin pour objectif de faciliter l'appropriation du Népad par les populations. Mais atteindre ces buts multiples n'est pas tout à fait facile.
Ainsi, l'atelier de la capitale gabonaise devra préalablement favoriser la mise en place d'une stratégie efficace permettant la mobilisation des financements nécessaires.
ACCELERER.• En retard par rapport aux autres régions du continent dans la mise en oeuvre du Népad, selon des oints de vue concordants, l'Afrique centrale voudrait désormais travailler d'arrache-pied pour rattraper le train du Népad par le renforcement de ses. capacités. Bien heureusement, les acteurs en sont conscients. "]'insiste sur 'le fait qu'il est devenu urgent d'accélérer la mise en couvre du Nepad en Afrique centrale", a souligné, dans son discours d'ouverture, le ministre gabonais du Commerce, en charge du Népad, Paul Biyoghe Mba, qui justifie, en partie, ce retard par les nombreuses guerres civiles et les conflits qui ont secoué la sous-région pendant une longue période, provoquant un déséquilibre multisectoriel.
Pour sa part, mais allant aussi dans le même sens, le secrétaire général de la CEEAC, Louis Sylvain Ngoma, point focal de la mise en couvre du Népad en Afrique centrale, souligne la nécessité d'avoir la même compréhension du rôle de chaque acteur et identifier les synergies potentielles pour la mise en oeuvre des programmes.
Partageant lui aussi le besoin devoir les choses avancer, le président du comité de pilotage du Népad, le Sud-Africain, Wiseman Nkhulu, quia effectué le déplacement de Libreville, a dit rêver d'une Afrique qui bouge, notamment dans ses choix, souhaitant en effet la mise en place de "bons programmes socio-économiques".
CONVERGENCE• Dans l'ensemble, le premier atelier régional de mise en oeuvre de Libreville, après plusieurs réunions théoriques d'identification des projets, a donc permis d'harmoniser des points de vue pour que la sous-région soit à la hauteur des exigences du moment et de demain. Ce qui correspond parfaitement au souhait des partenaires au développement.
En effet, la Banque mondiale, par le biais de sa représentante au Gabon, souhaite vivement que l'Afrique centrale dégage une stratégie globale sur la façon dont elle peut optimiser ses projets de développement. (...) Il faut traduire la vision en une réalité(...) proposer un plan d'action prioritaire et un calendrier de suivi : point de départ du renforcement des capacités dans la mise en couvre du Népad", a proposé la représentante de l'institution de Bretton Woods, tout en soulignant la disponibilité de son institution à soutenir ce grand projet africain.
Quant au représentant de l'Union européenne, il a réaffirmé le souci des partenaires multilatéraux de voir le Népad aboutir afin de le soutenir. "Le Nepad et l'Union africaine symbolisent une nouvelle Afrique (...) loin des guerres, de la faire (.. J une accélération dû processus d'intégration en Afrique centrale (...) ", a déclaré M. Krebbs, lors de la cérémonie d'ouverture, jeudi.
Durant les travaux, les délégués ont abordé des thèmes tels la "mobilisation des ressources et renforcement des capacités", " le flux des capitaux accès aux marchés", après la présentation, entre autres, de l'aperçu du plan d'action de la CEEAC, par le professeur Tiker Tiker.
Les travaux marquent ainsi le pais vers la mise en marche de cette grande ambition pour le développement de l'Afrique, avec notamment, au terme de l'atelier, la réaffirmation de la vision Népad en tant que programme de renaissance économique de l'Afrique.