Au moment où des dirigeants du continent se retrouvent en Afrique du sud à l'occasion des trois ans de l'ambitieux projet africain, le dernier atelier sur la mise en oeuvre du Népad en Afrique centrale place le nouveau partenariat au centre du processus de relance du continent
LE nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Népad, en anglais, new partener ship for african development) a trois ans déjà. C'est pour faire le point sur cet ambitieux projet africain que des dirigeants du continent sont en conclave depuis hier à Johannesburg, en Afrique du sud.
Cette réunion, qui se poursuit ce matin, devrait évaluer ce qui a été réalisé au cours des trois années d'existence du Népad, créé en 2001 afin de sortir (progressivement) le continent de la misère et de l'exclusion sociale en remplaçant l'aide internationale par l'investissement.
En Afrique centrale, les acteurs du développement croient vivement en cette initiative mise en lace par des Africains pour place La semaine dernière encore, à Libreville, le tout premier atelier régional de bout niveau sur la mise en oeuvre du nouveau partenariat pour le développement en Afrique centrale, qui a regroupé toutes les composantes des onze pays de la communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), la société civile, le secteur privé et les partenaires au développement, a réaffirmé la vocation du Népad en tant que programme de renaissance économique du continent africain.
Visant essentiellement l'appropriation et le leadership du Népad par les Africains eux-mêmes, l'atelier a identifié les synergies potentielles pour la mise en oeuvre des programmes.
Malgré quelques sceptiques qui n'ont cessé d'affirmer que le Népad n'a, jusqu'à présent, pas atteint de résultats significatifs, trois ans après son lancement, le lus grand nombre estime qu'il est trop tôt pour juger durement le projet.
Plusieurs participants estiment que "le Népad reste une pièce centrale, une voie à suivre, dans le processus de relance du continent".
Ils ont tous, et tout de suite, à l'ouverture des travaux, souligné l'urgence d'accélérer la concrétisation du programme dans la sous-région d Afrique centrale, considérée, avec de bonnes raisons, comme la zone la plus en retard dans la mise en oeuvre des textes du Népad. "J'insiste sur le fait qu'il est devenu urgent d'accélérer la mise en oeuvre du Népad en Afrique centrale",a souligné, jeudi 14 octobre dernier, à l'hôtel Atlantique de Libreville, le ministre gabonais du Commerce, en charge du Népad, Paul Biyoghé Mba.
Passant en revue les différents secteurs du programme Népad et des programmes de la CEEAC, l'atelier de Libreville a souligné l'importance capitale de l'intégration économique dans le développement global de l'Afrique et dans sa participation à l'économie mondiale.
De plus, les principes de bonne gouvernance de paix, de sécurité et de leadership des programmes de développement ont été retenus comme conditions incontournables pour un développement harmonieux et durable.
Obstacle majeur dans la mise en oeuvre de tout projet de développement, les conflits ont été passés en revue. L'atelier a, par exemple, été informé des avancées significatives opérées dans la résolution des conflits ayant émaillé un grand nombre de pays de la région. Ici, un certain nombre de projets ont été initiés afin d'améliorer la situation de façon durable, par exemple, dans le respect des textes légaux régionaux et la mobilisation des ressources.
Ainsi, la CEEAC s'emploie à accélérer la mise en oeuvre des Mécanismes d'alerte rapide en Afrique centrale (Maroc) et des Forces multinationales d'Afrique centrale (Fomac); le développement et la promotion de la diplomatie préventive et la consolidation de la culture de paix, chère au président gabonais Omar Bongo Ondimba, dans la région.
Au niveau spécifique de la communauté des pays de l'Afrique centrale, 1 atelier a recommandé, entre autres, l'élaboration d'un plan stratégique de développement régional, en harmonie avec le Népad, la désignation des points focaux et l'établissement des comités de pilotage dans chaque pays.
Si, à l'unanimité, l'atelier a recommandé de considérer, à tous les niveaux, la CEEAC comme organe de coordination de la mise en oeuvre du Népad en Afrique centrale, les participants ont également souhaité une harmonisation, avec la CEMAC, les priorités des programmes de développement régional.
En tout cas, dans sa marche "irréversible" vers l'appropriation continentale pour une nouvelle Afrique, le nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique donne des espoirs fondés.