Les principaux acteurs de la crise politico-militaire que traverse la Côte d’Ivoire pourraient se rencontrer dans la capitale gabonaise pour faire le bilan de l’accord d’Accra III, à l’initiative du président Omar Bongo du Gabon, selon des sources diplomatiques. Prévu après le 23 octobre , le mini-sommet doit en principe rassembler le président Laurent Gbagbo , l’ex-président Henri Konan Bédié , l’ancien premier ministre Alassane Dramane Ouattara , et Guillaume Soro.
Le chef de l’Etat gabonais a repris en main la question ivoirienne peu avant la réunion d’Accra les 29 et 30 juillet 2004 . Une rencontre à son initiative et sous l’égide de l’Organisation des nations unes (Onu) et de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) dont l’objectif était de relancer le processus de réconciliation nationale après la mise à l’écart du gouvernement de trois ministres dont Guillaume Soro, le secrétaire général du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (Mpci), dont les hommes occupent une bonne partie du territoire ivoirien. Dans la capitale ghanéenne, de nombreux chefs d’Etat de la sous-région ouest-africaine , les présidents Thabo M’Beki d’Afrique du Sud , Sassou N’guesso du Congo et le secrétaire général de l’Onu , Kofi Annan avaient réussi à faire signer l’accord d’Accra III dans l’espoir de voir celui-ci être appliqué. “ Les forces politiques ivoiriennes ont réitéré leur engagement aux principes et programme contenus dans les accords de Linas Marcoussis et d’Accra II . Elles ont également réaffirmé leur détermination à s’engager résolument dans la voie d’une application intégrale et inconditionnelle desdits accords ”selon le communiqué de presse publié le 30 juillet 2004. Un accord diversement interprété par les différents participants dont l’une des conséquences est le non respect du chronogramme établi par les chefs d’Etat auxquels s’était joint le secrétaire général de l’Onu. La rébellion rebaptisée forces nouvelles a refusé de désarmer à la date indiquée du 15 octobre 2004, conformément à ce qui a été décidé à Accra . Elle accuse le président Laurent Gbagbo et le Front populaire ivoirien (Fpi) de bloquer le processus de paix en n’accélérant pas l’adoption des réformes politiques prévues par l’accord de Marcoussis .