Une centaine d'éléments des Forces armées gabonaises se préparent à rallier cette semaine la capitale centrafricaine pour une mission de maintien de la paix.
Les chefs d'Etat d'Afrique Centrale avaient décidé, le 2 octobre dernier à Libreville de l'envoi en Centrafrique dans un délai d'un mois, et îles, six mois renouvelables, d'une force de 300 à 350 hommes chargée notamment «d'assurer la sécurité du président centrafricain», Ange-Félix Patassé, qui vient d'être victime d'une nouvelle tentative de coup d' Etat.
Dans ce contexte, la France a ainsi proposé son aide pour équiper une partie de ce contingent issu pour l'essentiel de la CEMAC (Communauté économique et monétaire d'Afrique Centrale) et former autant que nécessaire les soldats et cadres partants.
C'est dans le droit fil de ces résolutions qu'un détachement composé d'une centaine de militaires gabonais et appartenant au contingent qui doit être rapidement déployé en Centrafrique dans le cadre de la force d'interposition décidée par la Cemac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale), a bénéficié la semaine dernière durant quatre jours de 1 apport technique du 6e Bima (Bataillon d'infanterie et de marine). Ce détachement doit quitter Libreville incessamment.
L'assistance des troupe françaises consistait à fournir à leurs homologues gabonais une formation sur entretien du matériel dont ils disposeront pendant cette mission. Il s'agit notamment de véhicules, de matériels de transmissions, d'armement, qu'ils n'utilisent pas ordinairement, mis à leur disposition par la France dans le cadre du soutien à cette mission, a indiqué le commandement des troupes françaises du Gabon.
D'autres pays étrangers, a-t-on appris, pourraient parallèlement fournir d'autres équipements. Ce contingent pourrait également se voir éventuellement confier des missions d'observation à la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. Cette force, dont environ la moitié sera composée de Gabonais, comprendra, assure-t-on, également des Congolais (Brazzaville), des Equatoguinéens et des Maliens.