Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a réaffirmé mercredi l'intégrité des frontières du territoire de son pays, héritées de la colonisation, dans un discours à la nation, prélude à la célébration dimanche du 35ème anniversaire de l'indépendance du pays."Nous maintenons l'intégrité du tracé des frontières de notre pays avec les pays qui partagent des frontières avec nous, en respectant les limites traditionnelles laissées par les ex-puissances coloniales et en accord avec le droit international", a déclaré le président Obiang Nguema, dont les propos étaient rapportés jeudi par la radio officielle.
Le président Obiang a indiqué que son pays avait signé des "accords (frontaliers) définitifs" avec le Nigeria et Sao Tomé et Principe". "Nous sommes en négociations avec d'autres pays limitrophes", a-t-il ajouté sans les citer.
La Guinée Equatoriale a notamment un différend territorial avec le Gabon, à propos de la petite île de Mbagnié, dont les eaux sont réputées riches en pétrole.
Ces deux pays pétroliers du golfe de Guinée revendiquent la propriété de Mbagnié en invoquant tous deux les frontières héritées de leur anciens colonisateurs respectifs, l'Espagne et la France.
Nouvel eldorado pétrolier d'Afrique centrale, la Guinée Equatoriale est devenue l'année dernière le 3ème producteur de brut d'Afrique subsaharienne, derrière le Nigeria et l'Angola.
Ses négociations avec le Nigeria et l'archipel de Sao Tomé et Principe, sur le point de devenir producteur de pétrole, ont porté sur des portions d'eaux territoriales litigieuses et réputées receler du pétrole.
"Dans le cadre des relations fraternelles et de bon voisinage avec les pays de la sous-région, nous exprimons nos vifs souhaits que les traités frontaliers s'appliquent dans un esprit de respect des lois et des traditions pour la conservation de la paix dans la sous-région d'Afrique centrale", a souligné le président équato-guinéen
"Le renforcement des relations bilatérales et la réouverture prochaine d'une ambassade des Etats-Unis à Malabo est un gage de sécurité pour la région d'Afrique centrale", a-t-il par ailleurs estimé.