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Quelles leçons peut-on tirer de l'instabilité post-électorale actuelle au Gabon?
Auteur:  BDP-Gabon Nouveau  | Date: 17 Janvier 1999  | Réactions ()
Section: Analyses et Opinions

Montclair, USA (BDP, 17 janvier 1999) -L'observateur averti n'aura point manqué de noter l'intéressant paradoxe qui se dessine peu à peu dans le paysage sociopolitique du Gabon. Un paradoxe qui oppose l'apparente euphorie avec laquelle Omar Bongo annonça sa victoire contestée à l'élection présidentielle du 6 décembre dernier, et l'instabilité politique à fond de revendications socio-économiques qui secoue actuellement notre pays. Ainsi, aux 66,55% de résultats plébiscitaires annoncés avec grande pompe par le pouvoir en place semble aujourd'hui répondre une grogne populaire qui laisse planer les plus gros doutes sur la légimité d'une victoire qui, sur le plan international, fut accueillie avec un profond scepticisme.

Selon un article publié le 9 décembre dernier par Le Monde, le Centre Carter, avant même la tenue de l'élection présidentielle, aurait apparemment renoncé à envoyer une délégation d'observateurs au Gabon. Les raisons de ce désistement, l'on serait tenté de conclure, relevaient probablement d'un refus du Centre Carter de donner, par sa présence, caution à une élection dont le résultat semblait programmé d'avance. A l'exception des médias d'état gabonais et de l'administration française, l'acceuil de la réélection d'Omar Bongo ne sembla positivement surprendre personne. Cette réélection provoquait même un véritable tollé d'indignation auprès de journaux français tels Le Monde ou L'Humanité, parmi d'autres. Personne ne semblait donc dupe quant à ces résultats que l'Humanité qualifia de nouvelle "auto-proclamation" (L'Humanité du 10 décembre 1998), faisant ainsi écho aux sentiments exprimés par l'Associated Press qui estimait qu'Omar Bongo s'était déjà, en 1993, "autoproclamé élu au premier tour" (AP, 9 décembre 1998).

C'est dire que la réélection d'Omar Bongo le 6 décembre dernier allait, en réalité, à contre-courant de la logique sociologique et sociale qui prévalait dans le pays. Par conséquent, ceux qui ont suivi l'évolution politique du Gabon depuis 1989 ne seront point surpris de la grogne populaire qui, aujourd'hui, vient saluer la victoire de Bongo, à peine un mois et quelques jours après l'euphorie de la victoire. Cette grogne sonne même comme le glas d'un cinglant démenti qui aujourd'hui accule le pouvoir soit à une prise d'action immédiate, soit à un désistement immédiat pour cause d'incompétence. C'est que le peuple n'aura accordé aucune nuit de noces à Omar Bongo, son "illustrissime" président, dans ce mariage forcé dans lequel il s'est vu engagé malgré sa volonté.

Quelles leçons peuvent donc être tirées de l'instabilité qui paradoxalement aujourd'hui ressurgit dans le pays, malgré les promesses de "paix" de l'ex-candidat Bongo?

La première considération est que cela fait tout simplement au moins dix ans que notre pays n'a pas connu la paix sociale. Il n'y a point d'année qui soit passée depuis, au moins, 1989, qui n'ait vu quelque secteur économique commencer une grève, les étudiants grogner ou des manifestations politiques rappeler à Bongo que les Gabonais n'en pouvaient plus de leur situation socio-économique déplorable. Le manque de stabilité qui, en ce mois de janvier post-électoral, vient nous rappeler que les problèmes du Gabon étaient demeurés inchangés malgré les grosses promesses et corruptions électorales, est lourd de conséquence pour notre pays et n'augure point d'un avenir prometteur.

La deuxième considération est que, comme nous le disions dans un précédent article, il ne peut logiquement y avoir de paix sociale dans un pays où le peuple meurt de faim, subit les effets d'un taux de chômage chronique, d'un système de santé en état avancé de délabrement, d'une économie de rente qui, à chaque soubressaut pétrolier, est désarçonnée par manque de stabilité, etc. Pour le Gabon, cela veut tout simplement dire une complexité de faits et facteurs que nous voulons ici développer pour nos lecteurs.

En termes socio-économiques, dix années d'instabilité ne peuvent que se traduire en conséquences très graves pour une économie de rente comme celle du Gabon:

1) La première conséquence est celle d'un immobilisme socio-économique: en termes simples et directs, l'on peut dire que cela fait au moins dix ans que notre pays ne travaille plus. Quand une population en est réduite à revendiquer, année après année, la satisfaction de ses besoins les plus élémentaires, il est évident que cette population sera incapable de se concentrer sur son travail. On peut donc dire que cela fait au moins dix ans que les Gabonais ne travaillent et ne produisent plus rien. Economiquement, cet immobilisme social ne peut que se traduire en un manque à gagner dont l'issue fatale ne manquera point de compromettre toute reprise de l'activité économique au Gabon. Par manque de ressources humaines motivées, l'on comprend donc qu'il se produise une atrophie des valeurs qui devient un facteur crucial dans la disponibilité et le désir de travailler de la population.

2) La deuxième conséquence est celle d'un immobilisme psychologique: quand, de par une activité économique en pleine récession et une atmosphère politique répressive qui lui enlève toute volonté de produire, une population est acculée dans les derniers retranchements de son instinct de survie, cette population, comme un enfant autiste, ne peut que se recroqueviller sur sa douleur, refusant ainsi de servir ou de répondre aux injonctions d'un état qui l'avilit et le transforme peu à peu en animal acculé à une mort lente. Aujourd'hui, la population gabonaise semble confinée dans les extrémités d'une psychose silencieuse qui la ronge à petit feu, la rendant ainsi paradoxalement à la fois très nerveuse et amorphe en même temps. Cette situation paradoxale conduit donc les Gabonais à la perte de toute volonté de produire car, comme ils le savent, les fruits de leur dur labeur ne lui sont jamais redistribués. Années après années, ce peuple s'était vu travailler pour ne récolter que les miettes d'une manne économique à laquelle il croyait avoir droit. Sa déception ne peut alors se mesurer qu'à la profondeur de son découragement.

3) La troisième conséquence relève de l'immobilisme culturel: quand la diversité d'une population multi-ethnique est utilisée par l'état comme moyen d'asseoir son pouvoir en menant cette diversité à une confrontation socioculturelle exclusive, l'on aboutit forcément à un immobilisme socioculturel qui empêche le brassage des groupes qui composent cette diversité. Depuis 1967, le pouvoir de Bongo a axé son action culturelle sur les divisions ethniques. Aujourd'hui, les Gabonais sont plus que jamais divisés selon des contours ethniques qui, de nos jours, ne devraient plus exister dans notre pays. Le brassage qui aurait dû se produire pour donner naissance à une nation à la fois socioculturellement intégrée et respectueuse des particularités des uns et des autres n'a malheureusement pas eu lieu. La preuve: un Gabonais de Mayumba, à moins d'y être administrativement affecté, n'arrive pas encore à se sentir chez lui parmi ses compatriotes de Bitam. De même, un Gabonais de Franceville, à moins d'y être affecté, se sentirait presque en pays étranger dans un village de Makokou. Ce manque de mobilité socio-économique et, surtout, culturel montre que le Gabon, près de 40 ans après son indépendance, n'a point encore entrepris le genre de brassage culturel qui favoriserait la naissance d'un état-nation véritable. C'est ainsi que, lors des campagnes électorales, l'on voit des candidats hésiter à se rendre dans telle ou telle autre province du pays par peur de représailles que les originaires de ces provinces ne font rien pour contenir. Le pays est ainsi condamné, depuis au moins trente et une années, à vivre des rivalités ethniques qui retardent malencontreusement la construction d'un état véritablement nation. Sur le plan de la démocratie, ceci enlève toute crédibilité à tout processus qui use de l'ethnie comme instrument de subversion de l'esprit national.

4) La quatrième conséquence recouvre le domaine de l'immobilisme intellectuel: quand dans un pays, le régime en place craint ses intellectuels, l'on about it forcément à une situation de négligence qui ne favorise point l'émergence d'une classe intellectuelle capable de mener au développement du pays. Au Gabon, les trente et une années de pouvoir Bongo ont vu en les étudiants une race dont il fallait proscrire l'émergence. Tandis qu'ailleurs, l'éducation a représenté l'un des plus importants moteurs du développement économique d'un pays, au Gabon, l'école a été vue comme un danger permanent dont il fallait absolument contrôler la progression et l'accès à l'information. Les revendications étudiantes de ce mois de janvier viennent encore une fois nous rappeler que cette éducation devrait être l'une des priorités de notre système économique. En investissant dans une éducation de qualité, le pays s'assurera forcément un avenir compétent grâce à une classe intellectuelle en pleine effervescence. Or, que voit-on au Gabon? Des écoles de plus en plus inaccessibles pour les pauvres parce que payantes, une université sans ressources bibliographiques, informatiques ou humaines, à cause d'un manque d'allocations financières capables de mener à la formation et à l'enrichissement des intelligences potentielles dont le pays regorge. Tandis que l'Internet, accompagné d'une informatisation totale de l'Université gabonaise aurait dû devenir l'investissement de choix qui aurait pu favoriser l'accès à l'information et développer la recherche académique, on a vu ces outils éducationnels de choix confinés dans les bureaux d'une administration politique qui ne peut en faire un usage véritablement productif. C'est que l'on craint encore au Gabon une ouverture trop grande de l'intellectuel gabonais au monde extérieur. L'autarcie intellectuelle devient donc une politique tout indiquée pour le régime Bongo. Or, ne se souvient-on pas que les revendications qui semblent être celles des étudiants gabonais aujourd'hui sont celles-là même que la génération d'étudiants de 1989-1990 faisait déjà à l'époque? Les dix ans qui séparent ces deux générations n'ont donc pas suffi au régime pour résoudre, de façon définitive, les problèmes qui causent le malaise étudiant au Gabon.

En termes sociopolitiques, d'autre part, l'accueil paradoxal fait à la réélection de Bongo ne peut se traduire qu'en un seul mot: manque de confiance.

En pays démocratiques, le manque de confiance est une notion lourde de sens. Au sein de certains parlements tels le parlement français ou anglais, un vote de censure ou vote de confiance adverse mène inévitablement à la chute du premier ministre, poussant ainsi le pays à la tenue de nouvelles élections législatives ou à la formation d'un nouveau gouvernement. Venant de la rue, dans le cadre d'un pays sans institutions démocratiques comme le Gabon, tout mouvement d'humeur populaire contre le régime en place ne peut être perçu que comme un vote de confiance à l'encontre de ce régime. Le pouvoir en place se doit donc ainsi de tirer les conséquences qui s'imposent face non seulement à un tel rejet populaire, mais aussi face à une gestion désastreuse du pays qui n'a fait qu'empirer.

Des dictateurs tels le Suharto indonésien surent au moins avoir le courage d'une telle décision, tandis que d'autres, tels Bongo, n'ont su rien faire d'autre que s'accrocher désespérément au pouvoir, faisant ainsi fi du manque de confiance démontré par le peuple. Ceux qui ont observé l'économie des pays développés savent qu'une économie ne se développe que dans le cadre d'une atmosphère politique et sociale qui inspire confiance aux citoyens et aux hommes d'affaires. C'est ainsi que de grandes places boursières telles Wall Street, Paris ou Tokyo semblent toujours réfléter l'humeur exacte du consommateur et/ou de l'investisseur, devenant ainsi l'instrument idéal de mesure du poul socio-économique. Ce que ces places boursières ont démontré au cours des années est que quand le peuple n'a aucune confiance en la capacité de ses dirigeants à résoudre ses problèmes, l'économie tourne au ralenti et finit toujours par plonger dans une recession intense. Le découragement populaire qui s'ensuit alors est souvent fatal pour l'économie des pays dont les dirigeants s'entêteraient à se maintenir au pouvoir. La seule chose capable de donner un nouveau souffle à l'économie réside, dans ce cas, dans un changement d'équipe susceptible de redonner confiance aux citoyens. Une fois cette confiance retrouvée, tout le pays se remet au travail et l'économie progresse dans le bon sens. La seule différence ici c'est que dans les pays développés, les leaders, par patriotisme, choisissent souvent d'eux-mêmes de s'effacer devant l'intérêt national, alors que nos leaders eux veulent se faire roi à vie. Tel Bongo.

A quoi nous exposons-nous donc au Gabon? A une crise sociale perpétuelle qui ne prendra fin qu'avec le départ de Bongo et un changement de régime. L'évidence montre aujourd'hui que chaque année que Bongo passerait au pouvoir au Gabon ne ferait qu'empirer une situation déjà précaire. Déjà, le pays vient de perdre, par une instabilité causée par un régime incapable de répondre aux attentes socio-économiques de ses citoyens, dix années précieuses qui, coiffées de la crise pétrolière qui vient de frapper notre pays de plein fouet, ne peuvent qu'annoncer des temps encore plus durs. Ainsi, si Bongo venait à terminer son mandat actuel, notre pays aura connu, depuis 1989-1990, au moins dix-sept ans d'instabilité dont on ne pourra prédire les conséquences à court, moyen ou long terme.

Le Gabon peut-il alors encore se permettre sept ou quatorze années d'immobilisme(s) sous Bongo? Il semble que non car, avec la crise pétrolière qui vient de nous enlever toute capacité de reprise économique, le pays va être confronté à des choix difficiles. Comme l'avait confié un économiste à l'AFP, à chaque fois que le prix du baril baisse d'un dollar, le Gabon perd dramatiquement en revenus:

"A chaque fois que le cours du pétrole chute d'un dollar, l'Etat gabonais perd 36 MD de F CFA (360 M de FF)", résume ainsi un économiste tout en précisant "qu'avec un budget primitif 98 établi sur la base d'un baril à 17 USD, des dizaines de milliards se sont envolés et ne rentreront pas dans les caisses de l'Etat" (AFP, 11 décembre 1998).

Il suffirait alors dans ce contexte que le dollar américain chute pour que notre pays, dont les ressources pétrolières représentent entre 78 et 83% des revenus d'exportations, tombe dans la banqueroute totale. Or, plutôt que le mouvement opposé, la dépendance du Gabon sur les revenus pétroliers n'a fait que s'accroître ces dernières années. Ainsi,

"En 1997, le précieux liquide représentait 41% du produit intérieur brut, contre contre 37% en 1995 et, selon les prévisions initiales, la part du pétrole devait revenir à 38% du PIB. Mais cet objectif sera loin d'être atteint, le baril ayant chuté à moins de onze dollars, entraînant l'économie gabonaise dans le rouge." (AFP, 11 décembre 1998)

Et si, en sus de cela, il se produisait une nouvelle dévaluation du Franc CFA comme des rumeurs persistantes avaient semblé indiquer récemment, ce serait une véritable hécatombe pour le pays.

Ayant manqué, à l'époque où ses vaches étaient grasses, d'investir dans un après-pétrole dont l'agriculture aurait été la pierre angulaire, le régime, à tous les coups, va être obligé de demander, non seulement un réechelonnement de sa dette par le FMI, la Banque Mondiale et ses autres créanciers, mais aussi de s'endetter davantage pour, au moins soutenir son activité économique de base (payer les salaires, principalement). Cependant, cela risque de ne point être une solution durable car en végétant ainsi grâce aux ressources venues de l'endettement, et en consacrant une partie de ses revenus au service de cette même dette, le pays n'aura aucune capacité d'investir dans des activités économiques capables de soutenir, de l'intérieur, l'activité économique. Déjà, le Gabon n'a pu en 1998 assurer le service de sa dette qui, aujourd'hui, représente 70% du PIB (Produit Intérieur Brut) du pays (AFP, 11 décembre 1998), ce qui, en termes économiques, équivaut à un surendettement dont le pays, à l'allure actuelle, ne pourra se défaire avant au moins cent ans.

Et puisque l'épuisement des réserves pétrolières du pays, au rythme de pompage actuel, est prévu pour dans dix ans, il est prévisible que des temps très durs attendent le Gabon à son entrée dans le troisième millénaire. Evidemment, le régime gabonais pourrait être tenté de doubler sa production pétrolière pour contrer les effets de la baisse du prix du baril. Ce serait là une erreur fatale qui réduirait forcément à 5-6 ans de production les réserves du pays, au lieu des dix prévus. Le régime Bongo semble donc aujourd'hui acculé à un cul-de-sac structurel dont il ne voit point l'issue à cause de la lourdeur même du système sur lequel il repose.

La conséquence la plus démoralisante de cet échec économique est donc que notre pays sera tout simplement bientôt livré aux enchères publiques internationales et prenable par le plus offrant. En échange de monopoles accordés à des multinationales ou gouvernements étrangers, le Gabon pourra tirer des revenus qui, paradoxalement, en feront plus que jamais la propriété d'organismes, banques ou gouvernements étrangers.

Nous ne pouvons nous permettre une telle démarche. Toute solution aux problèmes du pays passe donc par un changement de régime qui, avant que le pays ne s'enlise un peu plus dans une crise politique, sociale, économique et culturelle irrévocable, verrait le départ de Bongo et de son équipe. En d'autres termes, la suppression du système Bongo sera à même de libérer les intelligences dont le pays a besoin pour se reconstruire. Les lourdeurs financières que le régime actuel impose au pays ne peuvent se résorber avec ce même système en place. Tout comme l'on ne pourrait construire un immeuble pyramidal à partir de la structure d'un immeuble rectangulaire, l'on ne peut résoudre les problèmes posés au pays par l'existence continue du système même qui en porte la responsabilité. De même que l'on se doit de détruire de fond en comble un immeuble rectangulaire si le but est d'édifier à sa place un immeuble pyramidal, le système Bongo doit être totalement remis en cause et supprimé pour que puisse s'établir, à sa place, le véritable état de droit que les Gabonais attendent.

Cependant, la destruction dont il est question ici comporte à la fois des processus pacifiques et des processus violents. Les solutions pacifiques tournent nécessairement autour du départ volontaire, mais immédiat, de Bongo du pouvoir. Ce départ pourrait se faire constitutionnellement au travers d'une démission en bonne et due forme, ou d'une transformation de notre présidence en présidence symbolique: ces deux voies ont l'avantage de mettre en place des structures qui, pacifiquement, accompagneraient la transition politique du pays vers un nouveau système construit autour de nouvelles compétences débarrassées des lourdeurs de l'ancien régime.

Malheureusement, les grèves actuelles semblent annoncer des périodes de trouble qui ne pourront aller qu'en s'accentuant. Face à l'incompétence d'un régime qui ne sait plus par quel pied danser pour faire front à la débâcle économique qui pénalise actuellement notre pays, les troubles actuels risquent de plonger le pays dans un cycle de violence sans précédent que seuls le départ de Bongo et la suppression de son régime pourraient permettre d'arrêter. Que Monsieur Bongo, pour une fois, fasse donc le geste patriotique que les Gabonais attendent de lui, s'il veut éviter à notre pays les violences sociales qui l'attendent au cours des années ou mois à venir. Qu'il sache quitter les choses avant que les choses, elles, ne se décident à le quitter.

Le BDP-Gabon Nouveau.


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