Jean-Claude ILAHOU, un ancien agent de la Garde républicaine (GR), qui avait tué, samedi dernier au quartier Louis, deux de ses belles-sœurs, les nommées Corine Roubouet et Nicelle Pomo, a suivi ses victimes dans l'au-delà. Il a été abattu hier soir par des éléments de la Police judiciaire (Pj), qui s'étaient lancés à ses trousses au lendemain du crime. Selon la version des investisseurs, c'est au PK 13 que l'agent révoqué de la GR a péri à la suite d'un échange de coups de feu avec les forces de l'ordre.
En fait, c'est au niveau du quartier Belle-Vue qu'ils ont repéré le criminel hier vers 13 heures. A la lumière de leurs explications, il ressort que Jean-Claude Ilahou, qui était en cavale depuis le jour du crime, est revenu au domicile familial pour en finir avec son frère, qu'il soupçonnait de donner des informations aux enquêteurs. La première arme du crime étant restée sur le lieu du drame, le quadragénaire serait reparti nuitamment à la garnison de la GR, voler d'autres armes, à savoir une mitraillette de type Ml6 et un pistolet automatique (PA).
C'est avec cet arsenal que la criminel voulait aller achever son frère et tous ceux qui pouvaient s'ériger en obstacles sur son chemin. Mais les éléments de la PJ ne lui ont pas laissé l'occasion d'en arriver jusque-là. Informés de sa présence dans un bar au pK 13, os se sont vite portés sur les lieux.
A la vue des agents, le criminel a pris la poudre d'escampette. Mars c'était sans compter avec la détermination des forces de l'ordre. Les agents ont engagé une course poursuite avec l'assassin. Pour tenter de leur échapper, sieur Ilahou est parti plonger dans un marécage environnant.
Mais les agents, déterminés à lui mettre le grappin dessus l'y ont suivi. Se sentant acculé, le fugitif aurait sorti son arme de poing - un pistolet automatique - et tiré en direction des éléments de la PJ. Comme il fallait s'y attendre, la riposte ne s'est pas fait attendre.
Les policiers ont ainsi ouvert feu sur Jean-Claude Ilahou, qui a été mortellement touché au niveau de
la poitrine. Son corps a été aussitôt ramené hier à la base de la Police judiciaire avant d'être confié à une société de pompes funèbres pour traitement.
En somme, l'ancien agent de la GR a payé un lourd tribut de la à son instinct bestial. En effet, il avait tué deux de ses
belles-sœurs qu'il soupçonnait d'être de connivence avec sa concubine, Nicole Azoua, qu'il accusait d'entretenir des relations coupables avec son neveu.