Une cinquantaine de réservataires, qui s'est constituée en collectif, met en cause la société Techno Maison, dirigée par Jean Matombi, pour ce qui apparaît à leurs yeux, comme une violation du contrat de réservation des villas à usage d'habitation les liant et ayant prévu une livraison en 4 mois, contre paiement d'un acompte.
L'ORIGINE du conflit qui oppose une cinquantaine de réservataires des villas à usage d'habitation sur le lotissement dénommé Nathalia à Angondjé à l'entreprise Techno Maison, propriété de jean Matombi, c'est la non livraison de celles-ci dans les délais de 4 mois, selon les plaignants, au regard du contrat les liant depuis 2003, contre paiement d un acompte de 10 millions de francs.
Deux ans plus tard, «malgré le fait que la quasi totalité du prix de vente contractuel ait été versé, les travaux n'ont plus évolué d'un iota depuis mai 2004», allèguent les réservataires qui, devenus «exaspérés et inquiets», se sont constitués en collectif, afin de mener des démarches nécessaires, «dans le souci d'obtenir justice et recouvrer leurs droits, honoraires en sus.»
Dans leur déposition, ils mettent en avant, le fait que face à leur refus de continuer à verser dans le pot sans avoir vu évoluer les choses, le mis en cause a «enfoncé le clou, en faisant signer de nouveaux contrats de réservation sur certaines parcelles, d'autant que certains se sont retrouvés à deux, voire à trois sur une même parcelle, à leur insu.»
Jean Matombi qu'on incrimine d'avoir «des facilités et des soutiens de l'État» aurait encaissé la bagatelle somme d'environ 900 millions de. francs, selon le collectif dont la plupart a dû recourir au crédit bancaire immobilier, soutenant que l'intéressé est devenu, entre-temps, «indisponible et invisible.»
C'est ainsi qu'une plainte a été déposée à la Direction générale des recherches, qui a mis la main sur le concerné, finalement relâché (à leur grand dam), pour «des besoins reconstituer tous les éléments du dossier, afin d'établir les responsabilités et agir en conséquence, le cas échéant», précise une source judiciaire.
Parallèlement à son action en justice, le collectif dit avoir tenté sans succès d'obtenir une audience auprès du ministre en charge de l'Habitat et de l'urbanisme, d'autant que toutes ses demandes sont restées, à ce qu'il semble, lettre morte.
Dans le détail, fait-on remarquer, de 2003 à 2004, le chantier aurait connu pas moins de trois directeurs techniques dont un expert, mandaté en dernier lieu par le ministère de l'Habitat et de l'urbanisme, avec une petite équipe et du matériel lourd.
Une affaire qui fait actuellement couler autant d'encré que de salive.