Akim Solo, Lotin-Lotin, Yessouf Yacoba et Hesson Rahini, qui avaient tué à son domicile le sous-officier de la Garde républicaine croupissent actuellement dans les geôles de la Police judiciaire.
FIN de parcours pour Akim sola, yessouf Yacoba, Hesson Rahini (Béninois) et Lotin-Lotin (Camerounais), les quatre bandits qui avaient envoyé ad patres l'adjudant-chef major de la Garde républicaine, Gustave Ngouéneni. Ils méditent actuellement sur leur sort à la Police judiciaire. Quant à leur leader Répé, de nationalité nigériane, il a trouvé la mort à la suite d'un échange de tirs avec des éléments de la PJ.
L'assassinat du sous-officier de 1a Garde présidentielle aura donc été le dernier forfait des malfrats.,Selon la reconstitution de faits, ceux-ci remontent à la nuit du 17 février dernier. À minuit, Répé, Akim Sola, Hesson Rafiini réquisitionnent un taxi conduit par un certain Youssef Yacoba. Direction : le Lac Bleu, aux Charbonnages. Arrivés à destination, ils empruntent une route sinueuse menant vers la résidence d'Honorine Obagayélé, une employée de la société Leroy Gabon.
Après s'être assurés que toute la maisonnée dormait, les trois braqueurs décident de s'infiltrer dans la maison. Lotin-Lotin se charge de couper les antivols à l'aide d'une grande pince. Mais le bruit strident produit par les métaux réveille Honorine Obagayélé. Vêtue d'un peignoir, elle sort regarder ce qui se passe à la fenêtre. A ce moment, elle aperçoit deux hommes démontant les grilles de sécurité. Aussitôt; les malfrats lui pointent l'arme sur la tête et lui intiment l'ordre de ne pas crier. Mais les enfants de la jeune femme, réveillés en sursaut, multipliaient déjà les appels au secours.
Leur oncle Gustave Ngouéneni, sort de la maison voisine avec une arme pour aller voir ce qui se passe chez sa sueur et la secourir. Mais c'était sans compter avec la vigilance des braqueurs. Répé, un habitué des vols à main armée, veille au grain. À la, vue du sous-officier, le malfrat lui tire une rafale dans le flanc gauche. Gustave Ngouéneni tombe pour ne plus se relever.
Après avoir commis leur forfait, Répé, Akim Sola, Lotin-Lotin, Hesson Rahini détalent avec la somme de 150 000 francs et deux téléphones portables. Ils rejoignent aussitôt leur complice taximan, resté sur la route, et filent tout droit au quartier Derrière-l'ENS.
Avant de se séparer, Répé procède au partage du butin. II donne 10 000 francs au taximan pour la location et répartit équitablement les 140 000 francs restants à ses compagnons. Lui-même se contente des deux portables. Dès l'annonce de l'assassinat de leur collègue, des éléments de la GR se lancent aux trousses des assassins.
Quelques jours plus tard, ils mettent la main sur Akim Sola, Lotin-Lotin et Hesson Rahini. Ces derniers dénoncent leurs complices Youssef Yacoba et Répé le leader de la bande, qui a changé de quartier après le crime. Pour retrouver le malfrat,la Garde républicaine met à contribution la PJ.
Répé est aussitôt localisé au carrefour Léon Mba. À la vue des agents, le bandit sort son revolver et ouvre le feu. La riposte est immédiate. Touché par une balle, Répé s'écroule. Il succombera à ses blessures quelques heures plus tard, laissant ainsi ses complices aux mains de la justice. D'autres rafles effectuées par la PJ leur ont permis d'interpeller d'autres bandits de grand chemin, impliqués dans plusieurs vols à main armée. Parmi eux, figurent deux compatriotes : Eloge Mouanda, alias Angloma et Rodrigue Ngwa dit Rodjoss.