"Ambianceuse" invétérée, M. N. G., aidée d'une de ses camarades, a fait avaler de force à son bébé de 18 mois, une grande quantité de comprimés écrasés, avant de le ligoter solidement, l'ensacher et l'abandonner dans la broussaille.
L'IRRESPONSABILITÉ de certaines personnes peut parfois les pousser à commettre les pires crimes qui soient. Ce qui s'est récemment passé au PK 7, sur la Nationale 1, se passe de commentaire. En effet, le 15 février 2005 courant, une jeune mère nommée M.N.G., aidée d'une de ses amies, n'y est pas allée par quatre chemins pour assassiner son bébé de dix-huit mois en lui faisant ingurgiter une forte dose de comprimés préalablement écrasés. Après avoir solidement ligoté le bambin, a-t-elle indiqué aux gendarmes, elle l'a enfoui dans un vieil emballage de riz, puis est allée l'abandonner dans les broussailles, alors même qu'il n'avait pas encore rendu l'âme !
L'affaire serait passée sous silence si elle, M.N.G., n'était pas revenue sitôt son forfait commis chez son oncle, Martin Mapaga, qui la veille,l'avait sans ménagement renvoyée de son domicile. Jugeant inadmissibles les sorties intempestives de sa nièce, cet oncle qui n'en pouvait plus de gérer les caprices de celle qui aspire seulement à la majorité (17 ans au moment des faits), a ce jour-là, décidé contre vents, et marées, de passer aux actes en renvoyant à ses chères études une enfant dont le comportement irresponsable le mettait à bout.
Un jour après avoir été flanquée à la porte, elle est revenue chez son oncle, toujours accompagnée de sa complice, mais cette fois sans le bébé. Une situation qui a vite suscité chez l'oncle, un fort soupçon teinté d'angoisse. A la question de savoir où se trouvait le bambin, sa mère répondra vaguement qu'elle l'a envoyé a Mimongo (Ngounié) chez sa grand-mère.
Pas du tout convaincu par cette réponse, Martin Mapaga mènera d'abord sa propre enquête. Sans succès. Ce n'est qu après sa tentative infructueuse de faire éclater la vérité qu'il s'en remettra aux forces de sécurité. La brigade de gendarmerie du PK 9 sera tout de suite sollicitée. Son responsable, l'adjudant-chef major Edmond Odjele et ses hommes, en fins limiers, ne tarderont pas à mettre la main au collet de la mère infanticide.
Au terme d'un interrogatoire serré, la jeune fille passer aux aveux et conduira les agents à l'endroit où le forfait a été perpétré. Evidemment, après trois jours passés dans un emballage étanche, le corps de l'enfant, qui ne pouvait en tout cas pas échapper à une mort programmée, commençait à se décomposer.
Pour les nécessités de l'enquête, les gendarmes ont dû procéder à l'interpellation, outre de l'auteur principal de cet infanticide (M.N.G.), sa copine et son oncle qui seront déférés au parquet ce lundi 21 février 2005 pour répondre de la situation devant le procureur de la République.