La présumée meurtrière de la jeune Carène Moussavou Mbina, Marie-Paule Bagafou, a été inculpée d'homicide et placée sous mandat de dépôt.
L'AFFAIRE n'en finit pas d'alimenter les conversations dans la capitale économique. Un tragique destin pour une fillette de quatre ans qui avait tout à espérer de la vie aujourd'hui passée... de vie à trépas. Atrocement. Au regard du rapport médical ..établi, à la suite de la découverte macabre de son corps sans vie dans les marécages de Ntchengué.
On l'aurait découverte le crâne fracassé et des membres fracturés. Marie-Paule Bagafou qu'on soupçonne d'être le bourreau de jeune Carène Moussavou (fille de sa cousine) chez qui elle a passé quelques jours avant de trouver la mort. Que s'est-il réellement passé ? Le flou qui persiste est entretenu par la suspecte.
Elle a donné toutes les versions du monde pour se disculper. Mais personne ne prête foi à ses déclarations aussi fallacieuses les unes que les autres. Tout débute au mois d'août dernier, lorsque revenue du village, la mère de sa cousine (grand-mère de l'infortunée) l'invite à la maison pour partager un peu des vivres qu'elle a ramenés de là-bas.
Marie-Paule Bagafou nourrissait bien des desseins sordides à l'endroit de l'enfant qu'elle a demandé à garder pendant un week-end. Quoi de plus normal, pensent sa génitrice Nicoletta Mboumba et sa grand-mère Marie- Claudine Moutsinga qui ne se doutaient de rien.
Après avoir passé plus de temps que prévu, la jeune fille est réclamée par sa maman. Ce à quoi la mise en cause s'opposera au prétexte que l'enfant s'est habituée à elle et qu'elle éprouvait de la peine à s'en séparer si tôt.
Le 3 novembre dernier, Marie-Paule ira se plaindre à la Police judiciaire d'un prétendu enlèvement dont elle serait l'objet par des inconnus qui l'auraient abandonnée à "son triste sort" à la plaine de Ntchengué et qu'elle aurait eu la vie sauve grâce, semble-t-il, aux personnes qui l'accompagnaient.
Une histoire qui paraît, aux yeux des enquêteurs de la PJ, être cousue de fil blanc. Un gros mensonge à vue de nez.
D'autant que les choses s'éclairciront un peu plus, lorsqu'elle changera de version. Dans une autre déclaration, Marie-Paule Bagafou indique qu'elle accompagnait la fillette à l'hôpital et s'est retrouvée subitement bâillonnée sardes personnes arguments qui ne donnaient nullement du poids à ses explications.
L'interrogatoire serré qu'elle a subi l'a fait passer aux aveux "J'ai dissimulé l'enfant dans les marécages de Ntchengué et l'ai portée au dos jusque là bas, après qu'elle eut rendu l'âme..."
Cela a donné froid dans le dos de plus d'un. Deux kilomètres de marche, par des chemins tortueux au bout de laquelle les éléments de la PJ ont pu constater que le corps sans vie de la fillette était enfoui au milieu des fougères, noyée dans une mare. Une mort bien suspecte et des questions fusent et le doute plane. Comment s'est-elle retrouvée si loin ? Comment lui est-il venu l'idée de la supprimer ? Peut-être qu'on l'a utilisée pour ce faire. Dans ce cas, qui peut en être le commanditaire ?
L'examen médical l'atteste elle a subi un traumatisme crânien, une fracture des os de la partie inférieure de la cavité crânienne, et des deux autres de l'avant-bras. Toutes les autres raisons évoquées par la suite n'avaient aucune espèce d'importance. Même si elle a cru devoir dire que l'enfant a déféqué ,au lit pendant son sommeil, ce qui lui aurait valu une bastonnade 'à ce que mort s'en suive. .cela n'était que balivernes !
Marie-Paule Bagafou a été présentée devant le parquet et placée sous mandat de dépôt.