Eli Moukagni et Tarcicius Mapangou, tous Gabonais, et leurs complices, Ahmed et Abou, Ivoiriens, ont été arrêtés pour le vol et l'achat d'un moteur de camion à la société Tractafric où les deux premiers étaient commis au gardiennage. Ils seront présentés devant le parquet ce matin.
EN recevant la plainte de l'entreprise Tractafric le 22 novembre 2004, qui faisait état du vol du moteur d'un camion &are dans l'enceinte de la société, immatricule 7079 G4A, déposé par un client pour réparation, le service des affaires criminelles de la police judiciaire vient de boucler son enquête pa'r l'arrestation des présumés coupables de ce délit. Il s'agit des Gabonais Eli Moukagni ef Tarcicius Mapangou, deux agents de la Société gabonaise des services (SGS), commis ce dimanche 14 novembre 2004, jour du vol, à la surveillance de la société Tractafric, entre 6 h 30 et 18 h.
Profitant du manque d'activités dans la zone industrielle d'Oloumi en cette journée du dimanche, les deux vigiles font entrer deux ouest-africains, Ahmed et Abou, dé nationalité ivoirienne à leur service pour retirer le moteur du camion. En fait, il s'agissait de l'aboutissement d'un arrangement préalable entre Éli Moukagni, l'un des vigile, et les deux ivoiriens, pour une somme de 2,5 millions francs.
Une fois le moteur démonté et récupéré par les acheteurs, une avance de 500 mille francs est remise séance tenante comme avance aux deux vigiles. Le reste devant être versé plus tard comme convenu.
Mais le lendemain, le vol est constaté par la direction générale de l'entreprise qui, naturellement, mène sa petite enquête au sein de la société. Celle-ci s~étant aérée vaine, les responsables de Tractafric finiront par déposer une plainte à la police judiciaire de Libreville. Etant donné que le moteur avait disparu un jour non ouvrable, la direction générale tiendra également comte, dans sa déposition; des deux vigiles de la SGS en service ce jour-là.
Convoqués aussitôt à la PJ, Éli Moukagni et Tarcicius Mapangou passent sans difficultés aux aveux, en dénonçant Ahmed et Abou. Les deux vigiles conduisent les enquêteurs aux domiciles des deux Ivoiriens. Interpellés, ces derniers sont sommés de restituer le moteur volé. Ahmed et Abou s'exécutent aussitôt. Et le moteur, encore en bon état, se trouve actuellement à la direction générale de la société Tractafric.
Gardés à vue à la police judiciaire, Moukagni et Mapangou, les deux présumés voleurs ainsi que leurs complices receleurs, Ahmed et Abou seront déférés ce matin devant le parquet pour répondre de leurs actes. Il faut souligner qu'en dehors du vol du moteur, les deux vigiles auraient également facilité, le même jour, un vol de 12 galettes (pièces importantes d'un caterpillar) pour un montant dé 30 000 francs.