Le contrôleur de la Sogatra a demandé au chauffeur du bus de démarrer, alors que Brigitte Biké Minko n'avait pas encore pris place. Cette élève de 2nde STTE au LTNOB s'est retrouvée sous le véhicule et le drame n'a pu être évité.
LE lycée technique national Omar Bongo (LTNOB) est en deuil depuis hier après-midi, suite au décès de Brigitte Biké Minko. Élève dans cet établissement, elle a trouvé la mort dans un accident de la circulation à la hauteur de la gare ferroviaire d'Owendo.
Le drame est dû à une erreur d'appréciation d'un contrôleur (communément appelé Pianeur) de la Société gabonaise de transport (Sogatra). Alors que tous les passagers n'avaient pas encore pris place, il a ordonné au chauffeur de démarrer.
Sur le point d'embarquer, Mlle Biké Minko a perdu l'équilibre et s'est retrouvée sous le bus. La roue arrière du véhicule est montée sur le crâne de l'adolescente de dix-neuf ans, qui est décédée sur le champ.
Ne pouvant contenir leur colère, certains de ses condisciples s'en sont pris au bus. Celui-ci a vu ses vitres voler en éclats.
Craignant une justice populaire, d'autres élèves ont conduit le chauffeur et le «pianeur» imprudent à la brigade de gendarmerie d'Owendo. Le commandant de cette unité promet de les mettre à la disposition de qui de droit, après leur audition et la rédaction du procès-verbal. Aristide Onkra était présent sur les lieux du drame avec un de ses éléments pour le constat d'usage.
Sitôt informé de l'accident, le ministre de l'Éducation nationale, François Engonah Owono, s'est rendu sures lieux du drame. Le proviseur du LTNOB a aussi effectué le déplacement de la gare ferroviaire. Salomon Cabinda a dû déployer un trésor de stratégies afin de ramener ses ouailles à la sérénité.
Les élèves, chez qui la colère prenait de plus en plus le pas sur l'émotion, envisageaient déjà d'organiser une marche jusqu'à la base de la Sogatra, située non loin de l'ancienne gare routière. Une réédition d'événements de janvier 2004 était à craindre. A la demande du proviseur, ils ont renoncé à leur projet et accepté de regagner leurs domiciles. Le proviseur leur a d'ailleurs été d'un grand secours financier. Pourvu qu'ils ne prêtent plus jamais l'oreille aux démons de la vendetta.