«Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front», dit un verset biblique. Mais cette sagesse a été dévoyée par des partisans du moindre effort qui, au lieu de travailler pour gagner honnêtement leur vie, choisissent des voies tortueuses pour atteindre leurs ambitions. Osé Boupinga, Gabonais de 21 ans, est de ceux-là. Résidant au PK 6, juste en face de l'immeuble "Beyrouth", il n'a pas trouvé mieux, afin de bien passer ses fêtes de fin d'année, que de délester une honnête citoyenne, Mme Yvette G., de ses biens.
En effet, en ce jour de l'an 2005, il est exactement 7h30 lorsque dame G., qui est accompagnée de son fils, gare son véhicule en bordure de route, au PK6. Au moment où elle s'apprête à descendre, elle est prise en sandwich, coincée des deux côtés des portières par deux lascars munis d'armes blanches, qui lui intiment l'ordre de leur remettre tout ce qu'elle avait sur elle.
Dépourvue de défense, la dame assiste impuissante, à la fouille de son véhicule. La prise est fructueuse pour les deux compères : deux téléphones portables, une somme de 75 000 FCFA, des bijoux de valeur, une carte de crédit et d'autres objets sont emportés. Une fois leur forfait accompli, les malfrats fondent dans la nature.
Bien que choquée et dépossédée de ses biens, Dame Yvette G. réussit tout de même à identifier l'itinéraire emprunté par ses bourreaux. Après de multiples renseignements; certains riverains se souviendront avoir vu un certain Osé, habitant aussi le quartier, "liquider" des téléphones portables en compagnie d'un de ses acolytes, un ressortissant nigérian.
À l'aide de ces données, l'infortunée va déposer une plainte à la Police judiciaire (PJ), tout en poursuivant sa propre enquête. Vendredi 7 janvier 2005, des personnes de bonne foi indiquent à Yvette le domicile de son présumé braqueur, qui sera peu après maîtrisé par des voisins. Physionomiste, la dame n'a pas eu de mal à reconnaître son bourreau. Lequel est d'ailleurs rapidement passé aux aveux, reconnaissant son forfait. Et comme en pareille circonstance, le malandrin a subi la hargne de la justice populaire, qui lui a fait passer un sale quart d'heure, qu'il il aura bien du mal à oublier.
Informés, les éléments de la PJ se sont rendus sur les lieux pour récupérer l'intéressé. Quant à son complice, il court toujours. Vivement que la Police judiciaire mette la main sur ce dernier, afin que les deux compères puissent répondre de leur acte devant la justice.