Un vrai-faux Gabonais mais plutôt Camerounais a été appréhendé avec une bonne quantité de cannabis par la brigade de gendarmerie du port placée sous le commandement de l'adjudant-chef Paul- Félix Akoué Bengang.
FAUX et usage de faux, détention du chanvre indien sont autant de chefs d'accusation qui pèsent sur Achille Eko Edzang, Camerounais, 19 ans, qui a été présenté vendredi dernier après-midi devant le procureur de la République. Le susnommé a été appréhendé au nouveau port par lés éléments de la brigade de gendarmerie à sa descente du bateau, en provenance probablement de son pays. Le récit.
Au quai du nouveau port, les agents effectuent le contrôle des pièces d'identité des voyageurs qui débarquent d'un bateau en provenance de Libreville. Ils passent l'un après l'autre. Arrive le jeune Achille Eko Edzang qui détient une carte d'identité scolaire attestant qu'il est élève au collège polytechnique de Port-Gentil.
Le document révèle par ailleurs que le jeune est né à Bitam le 10 août 1968. Il n'en fallait pas plus pour attirer l'attention des gendarmes de faction qui n'ont pas le souvenir de l'existence d'un tel établissement dans la cité pétrolière. Leurs collègues des différents postes de contrôle de la nationale, eux, n'y ont vu que du feu.
Eko Edzang, déjà suspecté à ce niveau, est conduit au poste pour une enquête approfondie. Il ne tarde pas à passer aux aveux au cours de l'interrogatoire : la carte en sa possession sent le faux. La dame qui le reçoit a l'instinct d'un vrai enquêteur. Elle s'intéresse aux bagages du suspect qu'elle se met à fouiller.
Des recherches plutôt fructueuses puisqu'elle découvre, dans des paquets bien emballés, du cannabis, une drogue interdite de vente et de consommation dans notre pays. Eko Edzang avait fait croire, pour tromper la vigilance de l'agent, que ses paquets contenaient de la pâte d'arachide et du manioc que l'on sait prisés dans la province septentrionale.
Plus malin, le jeune homme qui se voyait déjà dans de mauvais draps s'est évanoui promptement dans la nature.
A la brigade du port, on ne dispose ni de télé houe, ni d'autres appareils ~ communication, pas plus que d'un véhicule. Etonnant au regard de l'intensité du trafic au nouveau port. L'agent qui s'est lancé dans une course poursuite en appelant "au secours" ne rattrape pas le fuyard qui s'est vite jeté dans les broussailles. L'évasion d'Eko ne durera; cependant; qu'une semaine. Le faussaire a été finalement mis aux arrêts par les éléments de l'adjudant chef, Paul-Félix Akoué Benga, avec le concours inestimable de leurs collègues de la brigade-centre que le commandant de brigade du port a appelés en renfort. La coopération a porté ses fruits.