Diagnostic du médecin traitant à El Rapha où la victime, dame Namapoubiya, a été admise hier matin en provenance du CHL. Elle risque, cependant, une amputation du bras gauche.
C'EST finalement hier en milieu de matinée, et non la veille 'comme nous l'avions écrit dans notre édition de mardi, que Raymonde Namapoubiya, 37 ans, victime des coups feu d'un amant jaloux, a été admise à la polyclinique El Rapha. Elle a été évacuée du Centre hospitalier de Libreville (CHL) où elle avait été admise, la vieille, à la suite des coups de feu reçus de son concubin jaloux, qui s'est aussitôt donné la mort.
A El Rapha, nous n'avons pas pu rencontrer la victime qui se trouvait en encore au bloc opératoire. C'est son médecin traitant, le Dr Bol-Alima qui nous reçus. Elle nous a assuré que l'état de la patiente n'est pas désespéré: « elle va survivre.» Selon le diagnostic du médecin, la patiente va mieux au niveau de la tension, sauf au niveau de son coude gauche où l'impact du tir au fusil est bien visible. Le Dr Bol-Alima ajoute que cette partie du membre supérieur, complètement, éclatée par impact des balles, présente « un délabrement musculaire important.»
En outre, le médecin a décelé, toujours sur le même membre, « un déficit vasculo nerveux » , c'est-à-dire une absence de circulation du sang du fait de la veine qui a été sectionnée. A ce niveau, le médecin pense que ce membre va être très difficile à récupérer. Peut-être qu'une amputation sera-t-elle, malheureusement, nécessaire.
Confirmant les deux coups de feu que nous annoncions dans notre édition d'hier, l'équipe des urgences d'El Rapha a également décelé des impacts de balles sur l'épaule droite de la patiente. Il s'agit notamment des lésions qui correspondent aux orifices d'entrée et de sortie de balles. Des lésions très importantes au niveau de la face antérieure de l'épaule, et puis derrière l'omoplate, où sont visibles les points des sorties des balles, a ajouté le médecin traitant.
En dehors de ces lésions, les médecins ont également détecté un «hémoplumothorax », c'est-à-dire un impact au niveau du poumon droit, qui a été également touché. Les médecins y ont trouvé du sang, mais aussi un liquide détecté en dehors des cavités pulmonaires. « Ce poumon est quasiment comprimé», a diagnostiqué le médecin. « On a l'habitude de ce genre de pathologie», a-t-elle ajouté, rassurante.