La victime aurait été confondue avec le maître des lieux.
UN gangster non identifié a trouvé la mort récemment, abattu par un compagnon armé, qui l'aurait confondu, dans le noir, avec le propriétaire de la boutique où ils perpétrait un vol, au petit marché de yéné à Franceville.
Selon les déclarations du propriétaire de la boutique, Mohamed Bashir Won, de nationalité mauritanienne, les faits se sont produits vers deux heures du matin, lorsque trois individus - dont l'un armé d'un fusil calibre 12 - pénètrent par effraction dans sa boutique en passant par le toit après avoir ôté une tôle.
N'ayant pas trouvé de l'argent, ils se sont résolus à fouiller les chambres. Et c'est ainsi qu'ils ouvrent avec violence celle du commerçant qui est justement tiré de son sommeil par ce bruit insolite. Réveillé en sursaut, il se retrouve nez à nez avec les indélicats visiteurs. L'un d'eux ouvre le feu sur lui et le blesse à la cuisse gauche.
Nous rappelons que tout ceci se passait dans le noir, les bandits ayant pris soin au préalable de couper le courant électrique de la maison.
Ayant réalisé le danger qui lui arrivait, le commerçant tente de se défendre tant bien que mal en repoussant les agresseurs à l'aide d'un parapluie. C'est dans cette confusion que l'un des gangsters tire par erreur sur son acolyte, en le prenant pour son adversaire. Atteint en plein dos, ce dernier rendra l'âme sur-le-champ.
Ayant constaté sa fatale erreur, le fameux tireur fait à nouveau feu sans atteindre le commerçant, les balles prenant la direction des étals et détruisant des boîtes de conserve.
L'échec consommé, les deux malfrats s'évanouissent dans la nature, abandonnant le corps sans vie de leur complice. Il s'agit d'un jeune homme d'une trentaine d'années environ.
L'enquête diligentée par la police judiciaire permettra certainement de mettre la main sur les deux malfrats en cavale et faire la lumière sur cette affaire.
Cette énième agression à domicile dont les commerçants ouest-africains sont les victimes référées, relance le problème de l'insécurité dans la province, et singulièrement à Franceville.
Pourtant, au cours d'une récente réunion marquant la rentrée administrative 2005, le gouverneur du Haut Ogooué, M. Ndzé Thomas Debouillon, avait interpellé et sensibilisé les forces de sécurité sur l'urgence de mettre des stratégies en place afin de lutter efficacement contre ce fléau qui va croissant dans la province.