Les voleurs emportent deux ordinateurs et plusieurs documents importants dans la nuit de dimanche à lundi.
L'INSECURITE est devenue un phénomène récurrent dans notre capitale, Libreville, au point que beaucoup de riverains ne savent plus à quel saint se vouer. Dans la nuit de dimanche à lundi, le siège de la fédération gabonaise de football (Fégafoot), situé, face à L'Union (Ex-Sobraga), a été visité par des cambrioleurs. Selon le secrétaire général, Alexandre-Désiré Tapoyo, les malfrats ont emporté deux ordinateurs, les seuls de la Fégafoot et qui contiennent toutes les informations de la structure sportive. Des documents de bureau et des équipements sportifs ont été aussi emportés et des correspondances venues de la Fédération internationale de football association (FIFA) et de la Confédération africaine de football (CAF) ont été saccagées.
Il faut souligner que le siège de la Fégafoot est gardé la nuit par un sexagénaire (64 ans), Jean Nguema Edzang, qui n'a plus les aptitudes nécessaires pour veiller sur une telle institution. Ses propos le confirment d'ailleurs : «je n'ai pas entendu de bruit un seul instant. j'ai passé la nuit de dimanche à lundi à l'intérieur du garage qui, malheureusement se trouve a la devanture de l'immeuble», confesse-t-il. Or, les indésirables visiteurs sont passés par la porte arrière qui, paradoxalement, ne présente aucun signe d'effraction. Signalons que ce sont les bureaux du secrétaire général et de son adjoint qui ont été dépouillés et saccagés.
Devant ce constat, quelques questions viennent aux lèvres :comment des inconnus sont-ils parvenus à accéder l'intérieur d'un local sans que la porte par laquelle ils sont passés n'ait été forcée ? Avaient-ils le double de la clé ou bien ceux qui y avaient travaillé le samedi avaient-ils oublié de la fermer en partant ? Néanmoins la tâche des enquêteurs pourrait être facilitée dans la mesure où les cambrioleurs ont laissé des indices dans les deux bureaux visités, à savoir un chapeau, un stylo bic de couleur noire, une lime, un trousseau de clés et un tournevis.
…et à la grande librairie de Mouila
Profitant de la pluie et des coupures intempestives d'électricité dans la ville, les voleurs se sont introduits dans le magasin et ont emporté des fournitures scolaires et le fond de caisse.
LE gangstérisme omniprésent à Libreville, sévit aussi dans les villes de l'intérieur, dont certaines étaient jusque-là à l'abri de ce phénomène. Mouila n'est donc pas épargné qui, chaque jour, voit déferler des agités délictueux. Le dernier en date est ce vol avec effraction perpétré le week-end écoulé par des individus non identifiés dans la librairie-papeterie, la plus grande de la commune de Mouila.
Bilan : le fonds de caisse d'environ 100 000 CFA et des manuels scolaires emportés. Apparemment à la recherche dune somme plus importante, les malfrats n'ont touché ni à l'ordinateur, ni au poste téléviseur, encore moins aux machines qui se trouvaient dans cette librairie, propriété de Diawara Mossegha.
Il faut dire que la pluie qui s'est abattue sur la ville dans la nuit de samedi à dimanche, et la coupure de courant (plus de 4 h) qu'elle a occasionnée, a laissées coudées franches aux malfrats pour opérer en toute tranquillise, en dépit de la présente de deux gardiens, dont la vigilance a été, inexplicablement, déjouée. Bis repetita !
En effet, on se rappelle que dans un passé récent, le même commerce a connu une tentative de vol où les cambrioleurs avaient tentant de passer par la toiture - ils avaient déjà réussi à démonter les tôles - n'avaient échoué que grâce à l'intervention du voisinage.
Pour le cambriolage du week-end dernier, il y a lieu de croire que les voleurs, du fait de leur adresse, n'étaient pas des amateurs. A la police qui a été saisie de démasquer les coupables.