C'est le triste bilan de deux accidents de la circulation survenus ce week-end au PK 12 et PK 16 , sur la route de Ntoum. La fatigue, l'alcool et la vitesse seraient à l'origine de ces sinistres.
WEEK-END particulièrement sanglant sur la Nationale 1, avec deux accidents de la circulation dont l'un grave, survenus respectivement samedi au PK 16, et dimanche matin au P K 12, et qui ont fait au total 21 blessés dont 12 grièvement atteints. Ces douze blessés graves font partie des dix-neuf victimes de l'accident du P K 12, qui s'est produit hier matin, aux environs de 6 h, entre l'Ecole nationale d'administration et le collège évangélique Nang Essono de Mélen. Un mini-bus, en provenance de Ntoum, avec à son bord 18 passagers, est allé percuter un gros arbre, en bordure de chaussée.
La fine pluie qui tombait à cette heure matinale avait rendu la chaussée glissante. Ce qui a certainement provoqué la perte de contrôle du véhicule dont le choc contre l'arbre est à l'origine des blessures de tous les occupants, y compris le conducteur, au nom de Mbagou, alias Wilson, -qui a eu la jambe gauche broyée au niveau du tibia. En effet, coincé entre le siège et le volant, il a fallu l'intervention des sapeurs-pompiers et du service d'aide médicale d'urgence (Samu); appelés par les témoins, pour le dégager de cette position délicate, raconte Abou Abibou, un témoin.
Outre le chauffeur, les 19 passagers blessés ont été évacués au Centre hospitalier de Libreville (CHL). 12 d'entre eux sont gravement touchés, avec des traumatismes crâniens, des blessures à la poitrine; au cou ou au bassin.
Dame Ayeme Basilia, souffrant d'un traumatisme maxilo-facial, est la personne la plus gravement atteinte. Il y avait également un nourrisson de 7 mois, apparemment indemne, mais au sujet duquel les médecins du CHL réservaient leur diagnostic avant d'avoir le bilan des examens demandés.
Des témoins racontent que M. Mbagou alias Wilson, avait l'habitude transporter les femmes commerçantes tôt le matin de Ntoum à Libreville. Malheureusement pour lui, la matinée d'hier n'a pas souri à ses activités.
À noter que cet accident survenait juste après celui enregistré samedi après-midi, à quelques kilomètres de là (au PK 16) et qui a failli coûter la vie à notre compatriote, le général de police Christian Adiahénot. selon ses propres déclarations, son véhicule roulait a vitesse modérée (30 à 40 km/h) en direction de Ntoum, lorsqu'il a été brutalement surpris par un choc à l'arrière de son engin, au niveau du P K 16. Lequel choc a failli le propulser dans un ravin. Heureusement qu'un autre véhicule de marque Toyota Hiace en stationnement a freiné le mouvement de sa voiture, avant de plonger dans le ravin.
Complètement sonné, et blessé à l'arcade sourcilière, à l'issue du choc, le général a été admis dans une clinique de Libreville, pour les soins de premier secours, avant de regagner son domicile. A noter que le véhicule à l'origine de ce choc est un Isuzu Trooper, immatriculée 0212 G 1 T. Voici d'ailleurs le témoignage de l'officier supérieur qui roulait dans le sens Libreville-Ntoum. Parvenu au PK 16, «j'ai entendu, tout a coup, un grand bruit de freins et à la seconde même qui a suivi, j'ai constaté que c'est mon véhicule Izuzu double cabine qui venait d'être violemment percuté au niveau de la portière arrière et du même côté que moi. Le véhicule à basculé et s'est retrouvé sur deux roues. Tout en, glissant sur le goudron, il est allé percuter le pauvre minibus qui lui, était en stationnement et l'a projeté dans le ravin où je devrais me retrouver certainement si ce bus n'était pas là stationné. Quant à celui qui m'a pris par l'arrière,l Isuzu Trooper de couleur grise immatriculée 0212 G1T, il a fait un tonneau et est venu retomber sur mon véhicule, cette fois-ci les quatre roues en l'air».
Selon certains témoins, l'Isuzu Trooper roulait, à vive allure, dans le même sens que le véhicule du général qu'il a tenté de dépasser sans tenir compte de l'état de nos routes qui ne permet plus aujourd'hui aux usagers de parcourir le moindre kilomètre sans butter sur un obstacle (nids de poules). Car, c'est la tentative d'esquiver un énorme trou, aperçu au dernier moment sur la chaussée, doublée d'un excès de vitesse qui ont fait perdre le contrôle de son engin au conducteur et causé l'accident où il s'est lui aussi blessé.
Cet accident a longtemps perturbé la circulation, même si les gendarmes l'avaient rétablie avant que les sapeurs-pompiers ne viennent dégager la route. Il faut dire que la fréquence des accidents de la circulation sur la Nationale 1 oblige de poser la question de savoir qui des conducteurs toujours en vitesse ou en état d'ivresse ou de la route en état de dégradation permanente est véritablement responsable de tous ces drames ? La conjonction des deux, mon général !