Une série d'opérations rondement menées ces dernières semaines par les éléments de l'Oclad, a permis de mettre la main sur huit suspects dont un passeur.
QUATRE. C'est le nombre d'interventions opérées au cours d c ois d'octobre 2004 par les éléments de l'Office central de lutte anti-drogue (Oclad) pour venir à bout d'un vaste réseau de trafiquants de drogue. Planques, filatures,' coups de fil et autres livraisons surveillées ont ainsi été déployées. Résultat des courses : 278,6 kg d'herbe sèche de cannabis saisis aux mains de trois groupes de dealers composés de huit Equato guinéens (six femmes et deux hommes).
En cette fin de mois d'octobre, les fins limiers de l'Office central de lutte antidrogue ont, encore fait mouche, venant à bout d'un ensemble de revendeurs et passeurs de chanvre indien disséminés aux quatre coins de la ville de Libreville et provenant de la Çuinée Equatoriale voisine.
Dans un premier temps, comme nous l'a laissé entendre le directeur général par intérim de l'Oclad, le lieutenant-colonel major Victor Mounanga A'Mateba, ses éléments sont intervenus à l'échangeur du PK 5. Selon notre source, c'est dans la nuit du 21 au 22 octobre courant que 230 ballots représentant un poids. de 73,6 kg de chanvre indien ont été découverts aux mains de trois suspects, les nommés Bengone Thérèse, 46 ans, Biyo he Maxime, 38 ans et Bickochan Antonio, passeur de son état, né en 1979 en Guinée Equatoriale.
Cette opération a abouti, indique la police, au terme d'une livraison surveillée. La marchandise prohibée, après avoir été débarquée au Cap Estérias, a été acheminée sur Libreville à bord d'un véhicule appartenant à l'un des corps habillés de la place. Un élément de nos forces de défense dont l'identité n'a pas été révélée se trouvait bel et bien au volant de l'automobile au moment où les enquêteurs ont procédé à l'interpellation.
Le deuxième coup d'éclat des hommes du 'lieutenant-colonel major Mounanga A'Mateba est survenu dansa nuit du 22 au 23 octobre. Ce jour-là, à Alibandeng (nord de Libreville), aux environs de 18H30, Eyang Edith, 39 ans, Assengone Lucia, 29 ans et Mefou Marthe, 23 ans, toutes des Equatoguinéennes sont mises sous l'éteignoir. Elles avaient effectué le voyagé du Gabon à bord de l'embarcation appréhendée la veille au Cap-Estérias, indique l'Oclad, un service spécialisé de l'état-major des polices d'investigations judiciaires.
Appréhendées à leur domicile,les trois trafiquantes détenaient au moment de l'intervention policière, 4,860 kg de "yamba répartis en 12 ballots et 83 cigares.
Quant à la troisième saisie, elle s'est effectuée le 23 courant à 16hI50 à Lalala-à-gauche. Dame Miyono Philomene, 46 ans, est interpellée alors qu'elle disposait de 46 ballots d'herbe sèche de cannabis pesant quelque 15,6 kg.
La plus grosse opération du mois aura sans doute été ce coup de filet réussi avant-hier 28 octobre 2004 à midi au quartier Sotega. Cette dernière chute a permis aux enquêteurs d'appréhender le cerveau du réseau, dame Mbonio-Nfono Esperancia alias Muni, Equatoguinéenne de 40 ans qui camouflait à domicile 534 ballots de drogue et une cargaison non emballée d'un poids de 181 kg.
L'ensemble des saisies, tout bien calculé, se chiffre à 827 ballots, soit 278,6 kg d'herbe sèche de cannabis dont la valeur marchande est estimée entre 40 millions (prix de gros) et 60 millions FCFA (prix de détail).
Selon les responsables de l'Oclad, cette saisie est la plus importante effectuée à ce jour par leurs services. Si la justice suit normalement son cours, les huit suspects devraient être jugés très rapidement selon la procédure de "flagrant délit".
Ce que prévoit la loi
L'ARTICLE 208 du code pénal modifié par la loi N°19/93 du 27 août 1993 stipule dans son alinéa premier: "seront punis d'un emprisonnement de 2 à 10 ans et d'une amende de 250 000 à 50 millions de francs, ceux qui auront, sans autorisation, cultivé, détenu, offert, cédé, vendu, acquis, acheté ou employé des substances ou plantes classées comme stupéfiants par voie réglementaire et notamment: l'opium et ses dérivés, l'héroïne, la morphine, la cocaïne et ses dérivés, le khat, l'acide lysergique diéthylamide ou LSD, ainsi que les autres 'produits psychotropes cassés stupéfiants.
Lorsque l'infraction aura consisté dans l'importation, la production, la fabrication ou l'exportation illicite de ces substances ou plantes classées stupéfiants, la peine sera la réclusion criminelle à temps et une amende de 500 000 à 100 millions de francs CFA"