Ce sont près de 50 kg d'herbe de cannabis d'une valeur estimée à 4 millions FCFA qui ont été saisis avant-hier entre les mains de quatre commerçants illicites opérant à Plaine-Oréty.SOUS l'impulsion de son nouveau patron, le lieutenant-colonel-major Victor Mounana Amateba, l'Office central de lutte antidrogue (Oclad) reprend de la vigueur. Avant-hier, 7 septembre 2004, les éléments en service dans cette unité spécialisée de l'état-major des polices d'investigations judiciaires ont frappé un grand coup en démantelant, du côté de Plaine-0réty, un réseau de trafiquants de drogue composé de quatre individus dont trois femmes.
Le dealer nommé Mbadinga Jean-Jacques, Gabonais né en 1970, travaillait avec trois trafiquantes, à savoir : Etutu Assoumou Marie, 26 ans, Medza Juliette, 27 ans et Nsegue Edith, 32 ans. Les 49,8 kg (répartis en 156 ballots) d'herbe sèche de cannabis ont été estimés à 4 millions FCFA.
Il faut noter qu'en marge de ces interpellations, une autre non moins intéressante a été réalisée sur la personne de Bibalou Laurène, une jeune compatriote qui détenait par devers elle, 21 cigares représentant 42 grammes de "yamba" qu'elle s'apprêtait, à écouler sur le marché.
Selon le directeur général par intérim de l'Oclad, la réputation du lieu sis derrière l'Assemblée nationale commençait à prendre des proportions alarmantes, au regard des informations recueillies sur le terrain. Les 'fréquentations suspectes de nombreux jeunes observées au cours des différentes opérations de surveillance ont amené les policiers à monter des planques qui ont fini par payer. Lundi dernier, les suspects ci-haut cités, pris la main dans le sac, ont été mis hors d'état de nuire puis conduits dans les locaux de la Police judiciaire (PJ).
Parmi les mis en cause, on dénombre des récidivistes notoires qui ont déjà eu maille à partir avec les forces de sécurité pour des faits similaires.
On précise dans les milieux de la PJ, que parmi les femmes arrêtées, à l'exception de la jeune Bibalou Laurène, les autres seraient en réalité des Gabonaises qui excellent depuis des années dans la vente de l'herbe sèche de cannabis de production locale. Un stupéfiant dont la loi gabonaise interdit formellement la commercialisation et la consommation.
Le corps du délit, indique-ton de source policière, ainsi que les suspects seront sou peu dirigés vers le procureur. de la République pour la suite de la procédure judiciaire.