PLUSIEURS jours après la fermeture provisoire du marché Lubin Martial Ntoutoume, inauguré le 17 mai 2002 par le chef de l'Etat, Omar Bongo, le maire de Libreville, le père Paul Mba Abessole a reçu avant-hier en fin d'aprèsmrdi, à leur demande, les femmes qui exercent régulièrement dans ce site.
A l'ordre du jour le différend déjà porté sur la place publique, opposant ces dernières à la mairie de Libreville, via sa direction de la communication, quant au coût de location jugé "subitement" trop élevé par l'ensemble de ces commerçantes. Il y a quelques jours, faisant leur la maxime selon laquelle "mieux vaut discuter avec Dieu qu'avec ses anges", elles tenaient à rencontrer le maire de Libreville, Paul Mba Abessole, lui-même, pour réitérer leur vœu commun de voir diminuer de moitié le montant de leur redevance mensuelle fixée à trente mille francs Cfa.
Elles n'ont malheureusement pas obtenu gain de cause. Leur souhait n'a pas été exaucé par l'autorité municipale intransigeante face à cette sollicitation malgré les paroles aimables et les caresses dans le sens... du poil. "La loi c'est la loi (...) trente mille ou la porte" n'a cessé de marteler Mba Abessole, tout au long de la réunion.
Il faut dire toutefois que décevantes, ces commerçantes l'ont été avant-hier. Aucune cohérence dans leurs propos. Et pour preuve, venues pour une cause commune ait départ, les commerçantes, une fois à l'Hôtel de ville, ont préféré chacune défendre sa cause.
BRAS DE FER • Pis, au-delà de cet aspect à mettre a priori sur le compte de l'impréparation, curieuse, reste aussi leur attitude. Nombreux sont les autres participants qui n'ont pas compris pourquoi ces commerçantes, après avoir pourtant accepté le montant du loyer, se sont encore investies à occuper les places dans le marché et, à s'être même pendant trois bons mois (de mai en juillet 2002) acquittées, sans "rouspéter" un seul jour du fait de "ce montant exorbitant". "Il y a là contradiction", n'a pas hésité de souligner leur interlocuteur.
Hier jusqu'au moment où nous mettions sous presse, le marché Lubin Martial Ntoutoume était toujours fermé. Les commerçantes, devant la "main tendue" de Mba Abessole de ne laisser accéder à l'intérieur dudit marché que celles d'entre elles qui se diront capables de s'acquitter de cette redevance mensuelle, ont vite fait leur choix. Celui de poursuivre le bras de fer "en attendant, ne cessent-elles de répéter à qui veut l'entendre, l'arrivée dû chef de l'Etat, plus sensible à ce type de situation touchant ses compatriotes".
Toutefois il leur est interdit de s'installer sur les trottoir, sous peine de représailles.