Arrêt de travail des professeurs des lycées et collèges de nationalité autre que gabonaise. Ils obéissent au mot d'ordre de l'Amicale des enseignants expatriés du Gabon.
SI l'on n'y prend garde, l'année scolaire en cours pourrait être marquée par de fortes perturbations, notamment dans la commune d'Oyem. Et pour cause : suite au mot d'ordre lancé par l'Amicale des enseignants exaptriés du Gabon, les professeurs des lycées et collèges de nationalité autre que gabonaise observent, depuis lundi, un mouvement d'humeur qui se traduit par une relative paralysie du système éducatif woleuntémois.
Au terme de la plate-forme revendicative rédigée à cet effet, il semble que le mouvement d'humeur des enseignants expatriés soit motivé. Ces derniers réclament, entre autres, l'attribution de postes budgétaires, la régularisation de leur situation administrative, la liquidation de tous les rappels ...Autant de points qui semblent si délicats à traiter qu'il y a fort à parier que le dénouement de cette grève nécessitera l'intervention de la hiérarchie de l'administration centrale basée à Libreville.
Du fait de ce débrayage aussi inattendu que ravageur, les cours connaissent depuis lundi dernier de graves perturbations, étant entendu que certaines statistiques tendent à accréditer l'idée selon laquelle 60% des enseignants que comptent les 5 établissements publics de la commune d'Oyem (lycée Richard Nguéma-Békale, collège de Mfoul, collège Ondo et fils, collège et CES d'Angone) sont concernés par ce mouvement.
Tout en déplorant cette situation de blocage qui de son point de vue pénalise lourdement les élèves, l'inspecteur délégué d'académie du Woleu-Ntem, Martin Ewendjé tient à préciser que ce mouvement ne concerne que les seuls enseignants expatriés de la commune d'Oyem, la situation étant normale sur le reste de la circonscription académique. Comme quoi, en dépit des efforts déployés par la hiérarchie locale, qui multiplie les réunions avec le bureau de l'Amicale des enseignants expatriés du Gabon, les grévistes maintiennent la pression, affirmant être toujours à l'écoute des plus hautes autorités administratives.