Un groupe de bandits supposés très dangereux a été mis sous l'éteignoir par les éléments du CGDI et présenté au procureur de la République.
L'AFFAIRE remonte à la nuit du 6 au 7 juillet dernier. Vers 3 h du matin. Dans les locaux de la Radiodiffusion et de télévision gabonaise (RTG-1), Honoré Nguéma Mintogo et Joachim Pambo Mbatchi, deux jeunes compatriotes bon teint; sont interpelles alors u'ils venaient d'escalader le mur de la station, du côté du boulevard Triomphal. Selon le Commissariat général à la documentation et à l'immigration. (CGDI), les deux individus portaient ut seau.
A l'intérieur de celui-ci, cinq bouteilles de 30c1, chacune contenant du sable et de l'essence, quatre bonbonnes dé camping-gaz de 190 grammes, une boîte d'allumettes, trois courtes mèches ainsi qu'un bidon de cinq litres. d'essence et- une longue mèche.
Les deux lascars arrêtés ont été conduits et entendus au service de gendarmerie de la RTG. Par la suite, un troisième homme, du nom de Gérard Nguéma Mintogo, leader du Rassemblement national des républicains (RNR) et frère cadet de Honoré Nguéma Mintogo, est arrêté a son tour.
Interrogés, les frères Nguéma Mintogo auraient reconnu être les instigateurs d'un Plan machiavélique, afin se faire remarquer sur le plan politique, dans l'optique de réussir là où leur père, un certain Jean-Marie Nguéma Mintogo, a échoué au sein du Moréna originel. En fait, la stratégie des deux "frangins" consistait à faire exploser certaines installations de la RTG-1 à l'aide de leurs explosifs artisanaux, et à mettre cet acte à l'actif des éléments de l'opposition, préalablement dénoncés aux services spéciaux.
Cependant, entre les deux frères Nguéma Mintogo, la différence réside dans le fait que l'aîné serait un escroc reconnu des services de police, tandis que le cadet, aux ambitions politiques, serait un faussaire pour avoir été trouvé en possession d'un faux diplôme de baccalauréat de l'enseignement du second degré.
Terrorisme ou imagination politique, cette tentative est naturellement l'un des signes d'une insécurité grandissante dans notre pays et qui commence à gagner nos compatriotes. Le présumé "commando" devait être présenté hier au procureur de la République.
Cette arrestation appelle donc au renforcement des unités de sécurité dans la capitale gabonaise, dans la mesure ou, suite à une information parvenue au CGDI faisant état d'un projet de destruction des installations et édifices publics, notamment la RTG-1, la cathédrale Sainte-Marie, les marchés de Nkembo et de Mont-Bouët, le cinéma le Majestic, etc, une équipe d'intervention avait déjà été mise en alerte pour contrecarrer ces actes terroristes.