KINSHASA (Reuters, 8 déc. 2001) - Vingt-huit personnes ont succombé en République démocratique du Congo à une fièvre hémorragique soupçonnée par les médecins d'être causée par le redoutable virus Ebola, a annoncé vendredi l'Organisation mondiale de la santé.
Une équipe médicale est en route pour le village atteint, mais elle a déjà fait état de 55 malades, soit près du double du chiffre avancé jeudi par le ministère de la Santé.
Le ministère faisait état de 30 cas recensés en trois semaines dans le village de Misangandu, au Kasai occidental, et de 17 morts.
"Nous ne devons pas causer de panique en disant qu'il s'agit d'Ebola parce que nous ne le savons pas tant que nous n'avons pas procédé à des examens cliniques et fait faire des analyses en laboratoire en Afrique du Sud", a dit à Reuters à Kinshasa le Dr Florimont Tshioko, expert en fièvres hémorragiques de l'OMS.
Au Gabon, où l'on recense 10 morts dûs à une fièvre similaire, un membre d'une équipe médicale qui s'est rendue au village de Mekambo, dans le nord-est du Gabon, a indiqué qu'une infirmière figurait parmi les victimes. Une épidémie de fièvre Ebola avait fait 66 morts dans la même région en 1996.
La fièvre Ebola provoque des hémorragies mortelles dans 70 à 90% des cas et aucun traitement ou vaccin n'existe à ce jour contre le virus.
Un responsable de l'OMS a dit que des échantillons sanguins avaient été prélevés sur les victimes gabonaises mais que l'on ne disposait pas encore des résultats des analyses.
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