LIBREVILLE, 5 déc (AFP) - 18h39 - Une septième personne est morte dans une province du nord-est du Gabon où est apparue une épidémie "suspecte" qui a déjà provoqué le décès de six villageois, a indiqué mercredi à l'AFP un responsable du ministère de la Santé à Libreville.
La nouvelle victime était une infirmière du centre médical de Mékambokm à l'est de Libreville), une petite localité située à quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec le Congo-Brazzaville.
Le décès de cette infirmière, qui avait été en contact avec l'une des six premières victimes, toutes issues du même village, laisse à penser que l'épidémie serait plutôt due à une infection de type viral, a-t-on estimé de même source.
Certains experts au Gabon redoutent la réapparition du virus Ebola dans cette province où trois épidémies de cette fièvre hémorragique contagieuse et mortelle pour l'Homme avaient déjà fait 95 morts entre décembre 1994 et mars
Ils sont confortés en cela par l'annonce - toujours non confirmée - de morts suspectes d'animaux à proximité du village frappé par l'épidémie, notamment celles de grands primates appartenant à des espèces connues pour être sensibles au virus Ebola.
Les six habitants du village concerné, où la population est essentiellement pygmée, sont morts entre le 16 novembre et le 2 décembre après voir présenté les mêmes symptômes: fièvres, vomissements et diarrhées. Le ministère est sans nouvelle de deux autres villageois qui, porteurs des mêmes symptômes, sont ensuite entrés au Congo-Brazzaville.
"Cela pourrait être une dysenterie bacillaire, une amibiase ou une intoxication alimentaire ou chimique", avait indiqué mardi à l'AFP les autorités sanitaires gabonaises dont les premières constations indiquaient la présence de bacilles dangereuses pour l'Homme dans l'eau servant à l'alimentation du village.
Le ministère de la Santé attendait toujours mercredi les résultats des prélèvements effectués sur place par une équipe de médecins, dépêchée grâce au concours de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), avant de se prononcer.
Il devrait également bénéficier de l'expertise du centre international de recherche médicale (CIRMF) de Franceville (Gabon) qui possède un département spécialisé en virologie et qui a également envoyé une équipe de spécialistes compétents sur les fièvres hémorragiques, type Ebola.
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