LIBREVILLE, 11 déc (AFP) - 20h12 - Le gouvernement gabonais a confirmé mardi l'apparition d'une épidémie de fièvre Ebola dans une province du nord-est du Gabon où l'on compte déjà dix morts, a constaté l'AFP.
"Force est de relever que, depuis le 28 octobre 2001, on dénombre 12 personnes atteintes dont 10 sont déjà mortes, la 11ème étant dans un état critique", selon un communiqué lu par le ministre de la Recherche, André Dieudonné Berre.
"Les échantillons prélevés sur ces patients par les chercheurs du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF, au Gabon) et analysés dans leur laboratoire spécialisé ont permis de mettre en évidence (...) la présence du virus de type Ebola", indique ce communiqué.
Cette épidémie de fièvre hémorragique Ebola, très contagieuse et mortelle pour l'Homme dans 50% à 90% des cas, est apparue dans des villages situés à proximité de la ville de Mékambo (600 km à l'est de Libreville), dans la province de l'Ogooué Ivindo.
Cette province avait déjà été frappée par trois épidémies semblables, survenues entre décembre 1994 (bien 1994) et mars 1997 et qui ont fait 95 morts.
Le gouvernement de la République "sollicite l'aide de la communauté internationale pour faire face à cette situation préoccupante", ajoute le communiqué.
"Afin de faciliter les opérations en cours, nous demandons (à nos compatriotes) de rester sereins et d'attendre sur les lieux de leurs résidence les équipes spécialisées qui vont leur apporter aide et secours", a déclaré le M. Dieudonné Berre.
Le ministre de la Recherche a par ailleurs reconnu devant la presse que les autorités ont mis en place un "cordon sanitaire" afin que "les populations voyagent le moins possible", comptant sur leur "effort de discipline".
Des recommandations ont également été communiquées aux habitants de cette région très isolée et frontalière du Congo-Brazzaville pour qu'elles évitent de manger de la viande de brousse, en particulier celles provenant d'animaux retrouvés morts.
La découverte de plusieurs animaux morts dans la forêt équatoriale, notamment des grands primates (gorilles ou chimpanzés), a amené les habitants des villages Ntolo, Mendemba, Ilahounéné et Ekata (sud-est de Mékambo), à avertir les autorités sanitaires du pays sur l'apparition d'une maladie "suspecte" au mois de novembre.
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